Le Guide du Cartographe


cintiq.pngHello oneiriens !

A mesure qu'Oneira grandit et que j'améliore doucement mes aptitudes graphiques, on me demande de plus en plus souvent comment je fais. Comment je fais quoi ? Le design, les cartes, les illustrations. Comment apprend-on, etc. (Ce que j'ai la courte vanité de prendre comme l'irréfutable preuve que je m'améliore : ô joie ! rougissant_05).
Pas plus tard qu'hier, j'ai reçu sur IRC la visite d'un très sympathique autre créateur d'univers en quête d'un mode d'emploi pour cartographier son monde. Comme bien d'autres avec lesquels j'ai eu l'occasion de parler au cours des années passées, il s'est présenté comme « pas doué » et s'est trouvé déçu lorsqu'il a compris que je n'avais pas de très bonnes nouvelles pour lui : il n'existe pas de logiciel magique prêt à révéler en deux heures le cartographe qui sommeille en vous. C'est nul. C'est dur. Le monde est injuste (mais rappelez-vous : c'est pour ça qu'Oneira existe ! sourire_03).
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Mais que font les Gardiens (encore) ?


Que font les Gardiens ?

Il va probablement falloir créer une catégorie simplement pour répondre à cette question.
En fait, les Gardiens, ils vont en vacances et ils découvrent des choses fabuleuses.
Quel est le rapport avec Oneira me demanderont les mauvaises langues ? Eh bien au delà du fait qu'Oneira s'inspire d'à peu près tout ce qu'on peut voir (c'est amusant de croiser quelqu'un et de se dire qu'il a le visage fin d'un thardien ou qu'il a les mêmes yeux bleu qu'un Pyrelien) nous nous sommes arrêtés dans un village portant le nom de notre barde favori. La preuve en image :

balan.jpg

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Le Déchronologue


LeDechronologue.jpgQue diriez-vous d'une histoire de pirates ? L'île de Tortuga, des bateaux, des batailles, quelques victoires pour autant de défaites ? Le Déchronologue part de cette idée là, une époque connue, la prise de l'île de Tortuga par les Français et un capitaine, Henri Villon.

Classique me direz-vous ? Pas tout à fait, car ce Capitaine, amateur de tafia et de Maravillas, va être témoin de l'envahissement de son époque par le futur et le passé. Pourquoi ? Comment ? Là n'est pas le propos, l'histoire, c'est de tenir quand le monde s'écroule, quand le temps s'emêle au point même que les chapitres de ce livre nous sont livrés dans le désordre. Oui, vous avez bien lu, du vingtième au premier, du cinquième au treizième. Ce livre se lit dans un désordre construit, et se paye le luxe d'être limpide, je n'ai jamais été perdu. Au final, j'ai eu l'impression de suivre plusieurs trames qui se rejoignent, mais avec un seul point de vue : le même personnage, avec parfois dix ans d'écarts d'un chapitre sur l'autre.
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Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants


bataillesRoisElephants.jpgJ'ai toujours eu un faible pour les titres à rallonge, ceux qui contiennent une histoire en eux même, qui cachent des images. A vrai dire, c'est probablement pour son titre que j'ai lu Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard, parce que j'y voyais des histoires au coin d'un feu, sous les étoiles, parce que j'entendais presque le son des armes s'entrechoquer et la terre trembler sous le passage des éléphants.

En fait, il n'en est rien, ce livre parle de Michel-Ange et d'un voyage qui le conduit à Constantinople, pour y construire un pont. Il y a des éléphants, presque des rois, mais bien peu de batailles, sinon métaphoriques. Je dois l'avouer : les récits historiques ne sont pas nécessairement mes préférés, mais si le titre m'a accroché l'oeil, c'est le style d'écriture qui m'a retenu.
Il y a quelques années, j'ai lu l'Enfant de Sable, de Tahar Ben Jelloun, et j'avais été surpris par cette plume qui travaillait chaque phrase pour en faire une poésie. J'ai retrouvé un peu de cela dans Parle-leur... De là à songer qu'il existe un style oriental qui mélange prose et poésie, il n'y a qu'un pas. Il me faudra lire un peu plus pour le franchir sourire_09
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Méta-carpe diem


Lors que je me promenais tranquillement dans un grand supermarché (que nous appellerons Farimarket parce que la pub, c'est le mal), le hasard m'a conduit au rayon librairie. Outre l'absence notoire d'OneiraJDR magazine, un fait m'a frappé.
J'ai vu pas moins de sept revues différentes dont le thème était "les carpes". Pas la pêche, non, juste "les carpes". En couverture de chacun de ces magazines trônait, glorieux comme le père d'un certain Marcel, un homme portant un poisson dont le poids variait d'une quarantaine à une cinquantaine de kilos.
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