Le Guide du Cartographe

par Erana


cintiq.pngHello oneiriens !

A mesure qu'Oneira grandit et que j'améliore doucement mes aptitudes graphiques, on me demande de plus en plus souvent comment je fais. Comment je fais quoi ? Le design, les cartes, les illustrations. Comment apprend-on, etc. (Ce que j'ai la courte vanité de prendre comme l'irréfutable preuve que je m'améliore : ô joie ! rougissant_05).
Pas plus tard qu'hier, j'ai reçu sur IRC la visite d'un très sympathique autre créateur d'univers en quête d'un mode d'emploi pour cartographier son monde. Comme bien d'autres avec lesquels j'ai eu l'occasion de parler au cours des années passées, il s'est présenté comme « pas doué » et s'est trouvé déçu lorsqu'il a compris que je n'avais pas de très bonnes nouvelles pour lui : il n'existe pas de logiciel magique prêt à révéler en deux heures le cartographe qui sommeille en vous. C'est nul. C'est dur. Le monde est injuste (mais rappelez-vous : c'est pour ça qu'Oneira existe ! sourire_03).
En gros, mes entretiens sur ce sujet se passent de la façon suivante :
« Très jolies cartes ! Quel logiciel utilisez-vous ? »
« C'est du fait-main-numérique, brave et sympathique co-créateur ! »
« Du fait main ? Zut alors, je ne suis pas doué, mais à tout hasard, comment faites-vous ? »
(Là, la Gardienne réfractaire à toute forme de simplicité que je suis sombre irrémédiablement dans un discours technico-emberlificoté dont je vous propose le bref résumé suivant : « C'est presque vaguement à peu près tout simple ! (...) peinture numérique (...) tablette graphique (...) inspiration (...) charte colorimétrique (...) style personnel (...) texturing (...) ».
Si, comme le sympathique collègue créateur rencontré tantôt, vous êtes un être humain normalement constitué ou si, comme certains d'entre vous, vous vous êtes déjà vu envoyer une réponse documentée de neuf pages de ma part à une innocente question oneirienne en cinq mots, vous aurez compris que l'interlocuteur est d'ores et déjà noyé et perdu pour toujours. Les rares habitués de cette page ont d'ailleurs pu assister presque en direct au phénomène voici quelques mois
Afin de bannir définitivement le genre de scène d'une insoutenable violence que je viens de vous résumer, j'ai donc pris sur moi de lever un petit coin de voile sur les plus grands secrets d'Oneira : comment donc la Gardienne d'Oneira est-elle passée de « Je-ne-sais-pas tenir-un-stylo-c'est-pas-mon-truc-et-ça-ne-le-sera-jamais » à « Héhé, pas mal cette nouvelle carte, je devrais m'ouvrir une galerie sur DeviantArt » (Note utile à la pleine compréhension du présent article : apprenez que les compliments sont pour moi une drogue provoquant une addiction grave comparable seulement à celle qui nous asservit au chocolat, or mon sympathique collègue créateur m'a administré une dose de louanges propre à me faire fanfaronner pour au moins trois jours (ce dont je lui serai à jamais reconnaissante, sauf s'il me vole mes cartes malicieux_02)).

Préambule : Prenez conscience de mon niveau.


Sachez que je triche. Je suis loin d'être capable de dessiner « n'importe quoi ». Je ne suis pas illustratrice de métier, je n'ai aucune formation artistique. J'apprends toute seule, et comme bon nombre d'entre vous le sait, je me spécialise jusqu'à présent dans le design, les petites illustrations simples et dans les cartes : c'est un mélange de volonté de ma part et d'exigence d'Oneira : je lui donne avant tout ce dont elle a besoin, et tant pis pour ce dont j'ai envie.
Ne prenez donc pas ce qui va suivre comme une super méthode pour devenir un génial dessinateur. Je vous propose seulement une méthode pour commencer à aborder les domaines de l'illustration et de l'art subtil de la cartographie, même s'ils font peur.

Phase 1 : Décider que c'est possible.


Déjà, mettons les choses au clair : ma naissance n'a été patronnée par aucun dieu des arts. Je suis venue au monde sans le moindre talent artistique, je n'appartiens pas à cette catégorie d'enfants, puis d'adolescents, qui auront passé leurs années d'école à remplir les marges des cahiers de croquis talentueux. Non. Moi, comme vous, je ne savais pas par quel bout tenir un crayon, c'était comme ça et puis c'est tout.
Plus tard, dans le cadre de la création d'Oneira et de la recherche d'un illustrateur, j'ai rencontré Imcy dont vous pouvez encore observer quelques dessins, notamment dans la section bestiaire et là . Imcy, dont je trouvais (et trouve encore) le talent ébouriffant, m'a avoué avoir été incapable de dessiner ne serait-ce qu'un bonhomme fil-de-fer jusqu'au jour où elle avait « seulement décidé » d'apprendre.
D'une façon ou d'une autre, Imcy m'a convaincu qu'il suffit de s'y mettre. Evidemment, et c'est là que commencent les mauvaises nouvelles, il faut en avoir envie, et naturellement, il faudra y consacrer du temps. La magie est là, pas dans le logiciel.

Phase 2 : Sois réaliste, créateur ! Sois intelligent.


Là, c'est le moment où je vous casse le moral. Soyez courageux, il faut en passer par là.
Il faut, je n'ai pas le choix, que je vous le répète encore une fois : il n'existe pas de logiciel magique, il n'existe pas de méthode miracle. Il faut du temps, de l'envie, du courage. La magie est là, pas dans le logiciel, l'outil ou le don.
Mais c'est possible, et pas aussi insurmontable qu'on l'imagine. Rappelez-vous que je travaille mes cartes depuis près de dix ans ; si vous partez de 0, vous n'en ferez pas d'identique en deux jours (ou alors je serais vexée, et ce n'est vraiment pas ce que vous voulez. Non, non. Certainement pas cabosse_05).
Petit résumé en images.

evolution_carte_annee_pt.jpg

Un conseil : rendez-vous service et évitez les deux premières étapes pour sauter directement en 2005 (voire en 2006 : les motifs sont les mêmes, seulement un peu plus soignés) : même s'il vous paraît plus facile, plus accessible, plus rapide de prendre des éléments glânés ici et là pour créer votre carte, ce n'est pas ce qui vous fera progresser, et votre univers mérite certainement mieux que ça. Honnêtement, la carte de 2005 n'est pas si mal, ni si difficile à faire. D'ailleurs, je vous le prouve ci-dessous content_07.

Phase 3 : Par où commencer.


Le sympathique interlocuteur dont je vous parlais plus haut m'a fait part de son plus grand problème : il ignore par où commencer. J'ai connu ça, je peux donc apporter un élément de réponse.
Au commencement, on s'assied à son bureau, on ressent l'envie ou le besoin d'illustrer quelque chose et... motif_07poufmotif_07 on se dégonfle. Je ne sais pas. Je ne peux pas. Je ne sais pas comment.
Décomplexez.
Ce n'est pas aussi compliqué que vous le pensez. Parlons plus précisément du cas des cartes, puisque c'est ce qui amène la plupart de mes collègues créateurs à venir me trouver. Sachez qu'il est possible d'obtenir de très bons résultats avec peu de choses, pour peu qu'on se montre appliqué, soigneux et un tantinet patient.
Inspirez-vous.
Faites quelques recherches (Google Images est votre ami) : carte, carte ancienne, carte fantasy, etc. Regardez-en des dizaines. Eduquez votre oeil, soyez critique. Regardez les détails, identifiez ce que vous vous sentez capable de faire. Regardez comment sont dessinées les montagnes, comment sont faites les forêts. La plupart des cartes ne sont pas si compliquées : les motifs sont récurrents, l'effet vient pour l'essentiel des textures et des couleurs. Exemple : cette carte d'un célèbre jeu vidéo chronophage : un coup de stylo pour les côtes et les frontières, des petits chevrons pour les montagnes, un bon choix de texture et de couleur : n'est-ce pas que vous seriez tout heureux et fier d'avoir déjà ça pour votre monde (en attendant de savoir faire encore mieux) ?
Et bien, au travail ! content_03

Phase 4 : La méthode


Premier scénario :
J'ai un scanner, une main avec laquelle je m'entends bien, du papier blanc et un crayon.

Par exemple : voici une carte qui m'a servi de référence pendant des années. Honnêtement, rien de compliqué. Papier. Stylo noir. Motifs simples, vraiment à la portée de tous.
Sur une simple feuille blanche, dessinez au crayon et/ou/puis au stylo les côtes. Puis les rivières. Puis les frontières et les routes. Puis les montagnes. Puis les forêts. Puis les villes. Acceptez d'y consacrer un peu de temps : c'est un monde, que vous créez, ça devrait vous prendre au moins 6 jours d'après les textes, mais grâce à la révolution du critérium, 6 heures suffiront presque. Oui, il faut dessiner tous ces petits arbres un par un. Oui, il faut ombrer chaque montagne. Ecoutez France Culture, passez-vous un classique littéraire en audiobook, vous ferez d'une pierre trois coups en améliorant à la fois votre coordination, votre capacité créatrice et votre culture générale ^.^
Votre carte terminée, même imparfaite ou un peu raturée, est prête à être scannée (je pars du principe que vous possédez un scanner ; de nos jours, ça ne coûte plus grand chose, d'autant que certaines imprimantes en possèdent un. Un mauvais, mais un quand même, et suffisant pour commencer). Donc : scannez.
Ouvrez votre logiciel de dessin préféré. Bon. Je vous connais. Là, c'est le moment où vous me dites, que n'y connaissant rien, vous n'en avez pas, que vous me l'aviez bien dit et que c'est compliqué. N'aie crainte, jeune collègue créateur, je viens à ton secours !

Le logiciel
Partons du principe que vous êtes apte à obtenir par vos propres moyens une version d'un logiciel de dessin (sinon, demandez à un ami informaticien, ils sont là pour ça (j'en sais quelque chose : je suis l'amie informaticienne de beaucoup de monde)). Quelques noms : Photoshop, Painter 11, Paint Shop Pro, ArtRage, Gimp. Ils ont tous leurs qualités et leurs défauts, mais pratiquement tous peuvent être téléchargés en version démo (Gimp est gratuit, mais il est aussi nettement moins bon, c'est votre amie informaticienne qui vous le dit). Moi, j'ai commencé par Photoshop et je lui suis restée fidèle. Photoshop possède un avantage certain sur ses petits concurrents : étant probablement le plus utilisé, on trouve sur le net une foule de tutoriaux, de step-by-step, de cours en vidéos qui vous aideront à démarrer.
Donc, si vous avez tout suivi, voici une excellente méthode éprouvée par mes soins : prenez quelques jours/semaines/mois pour faire des tutoriaux. Vous en trouverez des milliers sur le net, ainsi que des formations vidéos, des vidéos de présentation, etc. Vous vous rendrez vite compte que Photoshop, en vrai, ne mord pas et ne demande qu'à préparer votre café.

Ainsi, Photoshop bien en main, votre carte fraîchement scannée à l'écran, procédez aux petites corrections d'urgence : accentuez le contraste de votre carte si besoin, gommez les ratures, ajoutez avec une jolie police le nom de vos villes et de vos pays. Trouvez-vous ensuite un joli fond, et placez-le sous votre carte et là, miracle : on s'y croirait.

evolution_carte_pt.jpg

Second scénario :
J'ai peur du papier (ça coupe) et du stylo (ça tache) mais j'ai le courage d'affronter un monstre
grâce à mon pc (parce qu'après tout, je fais ça tous les jours dans mon jeu préféré)

Trois options pour ce scénario :
1/ L'option « franchement trichouille » : persister à croire que la magie des logiciels nous sauvera tous.
2/ L'option « ultra courage » : tout faire à la souris.
3/ L'option « je me lance pour de bon » : investir dans une tablette graphique.

Explorons.

Dans tous les cas, il vous faut un logiciel de dessin. Regardez au scénario 1, je vous en parle dans l'encadré. Disons Photoshop (un choix parfaitement arbitraire et pas du tout orienté sourire_01).

1/ La triche.
Débarrassons-nous immédiatement de cette option. C'est le plus facile. C'est le plus rapide. C'est ce qui demande le moins d'effort. C'est probablement l'option que vous allez retenir avant de jeter mon article aux orties parce que je vous ai menti : ouiiii, il existe un logiciel magique, ouiiii il existe des astuces pour faire vite et facilement une carte d'un aspect passablement esthétique. Mais non ça ne vous donnera jamais rien de comparable aux cartes d'Oneira et ce n'est pas ce que j'utilise. Bref. J'ai triché moi aussi. J'ai copié sur les cartes du voisin. J'ai utilisé des astuces. J'en suis revenue : en faisant ça, on n'obtient au final que du médiocre. Enfin, d'après moi. Mais bon. Allons-y.
- Les 1001 astuces du cartographe : la génération aléatoire. Cette option te concerne toi, petit collègue créateur qui veut une carte mais n'a pas la moindre idée de ce à quoi ressemble ton monde. Sache qu'il existe des tutoriaux qui t'aideront à générer aléatoirement une carte sous Photoshop. Je te laisse chercher.
- Les brushes : il s'agit de formes qu'on peut importer dans Photoshop et répliquer à loisir. Par exemple : un arbre. Clic. Clic. Clic. Trois arbres. Il existe sur le web des packs de brushes pour la création de cartes. Ça peut vous faire gagner du temps, ce n'est peut-être pas une si mauvaise option si vous travaillez seulement à la souris et que vous voulez juste donner au visiteur une idée générale de l'aspect de votre monde. Rien de créatif, rien d'élaboré dans cette option. N'oubliez pas que des milliers d'autres personnes utiliseront les mêmes brushes que vous : c'est raté pour l'originalité. Pensez à vérifier si les brushes sont libres de droits ; la plupart du temps, leurs créateurs exigent une mention.
- Enfin, enfin, les logiciels magiquesmotif_07 que la foule en délire que vous êtes me réclame en hurlant depuis les tribunes : Campaign Creator et Campaign Cartographer. Ne vous faites pas d'illusion, c'est au moins aussi difficile à prendre en main que Photoshop, et c'est en anglais. Il n'y a rien de déshonorant à les utiliser, d'autant moins si vous retravaillez ensuite votre carte dans un logiciel de dessin. J'ai vu des cartes assez réussies réalisées avec Campaign Cartographer et Photoshop. Pourquoi pas... mais pas pour moi content_06

2/ Le tout-souris.
C'est probablement le plus difficile et le plus courageux : tout dessiner à la souris sous Photoshop. On peut obtenir de grands effets par cette méthode qui a l'avantage de ne nécessiter aucun investissement financier (pas de papier, pas de scanner, pas de tablette graphique... seulement le logiciel et votre souris) : créez vos propres brushes, utilisez avec discernement les filtres et les effets proposés par Photoshop, jouez sur les effets de texture et de couleur, exploitez le vectoriel. Tout ça nécessitera un peu de pratique et pas mal de doigté. Bref, c'est une option admirable, mais loin d'être optimisée. Dirigeons-nous vers ma propre méthode... la meilleure, forcément langue_08

3/ La tablette graphique.
C'est le parfait équilibre entre le papier-stylo et le tout-souris : le stylo qui dessine directement sur votre pc. Pratique, avec la tablette graphique vous avez droit à la gomme, au ctrl-z, aux calques...
A quoi ça ressemble ?
A quoi ça sert ?
Puisque vous êtes toujours curieux de savoir ce que moi j'utilise... j'ai la chance de posséder une Cintiq12 (brillamment illustrée en tête du présent article), soit une tablette dotée d'un écran. C'est honteusement cher, mais je l'avoue sans honte : plutôt-manger-des-haricots-secs-jusqu'à-Noël-plutôt-qu'en-être-privée. Cela dit, inutile d'investir autant, surtout pour un début, mais préférez tout de même Wacom à toute autre marque (les autres tablettes sont juste une blague). Wacom propose des tablettes basiques relativement abordables (la Bamboo Pen est à 60¤ ; la Bamboo Pen & Touch, sensible au stylet et au doigt est à 90¤ et c'est un accessoire sympa pour votre pc, surtout si vous avez une faiblesse au poignet : remplacer la souris par le pavé tactile sauvera vos articulations) qui peuvent suffire dans un premier temps pour explorer les possibilités de l'outil. Si vous avez les moyens et êtes sûrs de persévérer dans la peinture numérique, investissez tout de suite dans une Intuos4 (la S suffit, la M c'est mieux, on peut se passer de la L et la XL frise l'inutile), vous ne le regretterez pas : la pression des Intuos est incomparable amoureux_03.
Il faut un petit temps d'adaptation à la tablette graphique, mais ne vous découragez pas : en quelques heures de temps, votre main et votre cerveau auront compris la méthode et vous ne voudrez plus revenir en arrière.

Phase 5 : ma méthode en images.


Parce que vous en voulez toujours plus, parce que je vous ai perdu au cours de la phase 4, parce que de toute façon, et quoique je puisse faire et dire, vous ne pouvez pas, ne voulez pas, ne savez pas comment, voici ma méthode pas à pas, délivrée devant vos yeux éblouis et sans la moindre explication. Regardez, décidez si vous avez envie d'y comprendre quelque chose. Si oui, bienvenue dans un monde neuf. Si non, rendez-vous à l'étape trichouille malicieux_03
Petite note néanmoins : je vous conseille ardemment de ne pas suivre la méthode exposée ci-dessous, et pour une simple et excellente raison : c'est la mienne. Pas la vôtre. Ce n'est pas de l'égoïsme de ma part, c'est parce que pour le bien de votre univers, vous devez trouver votre style, votre méthode. Je ne fais que vous montrer une voie, un exemple, une piste, parce que c'est ce que vous voulez, parce que vous débutez, parce que vous avez peur et que vous m'envoyez de mauvaises ondes.
Détendez-vous.

carte_tuto_pt.jpg

Conclusions et annexes éclairées.


Réponses condensées au questionneur avide :
- Les cartes d'Oneira sont réalisées à l'aide de Photoshop et d'une tablette graphique. C'est tout.
- Les textures, motifs, dessins, parchemins et ajouts divers ont tous été intégralement créés par mes soins. Bref : c'est numériquement peint à la main.
- Je ne compte pas mes heures, mais j'estime qu'une carte me prend entre une et six journées de travail (le genre journée de 12 ou 15 heures, les Gardiens ne connaissent pas les horaires de bureau) selon la taille et le niveau de détail.

Cherchez ; inspirez-vous :
- Google Images vient d'être propulsé au rang de votre meilleur ami.
- Google tout court vous aidera à trouver tout ce dont vous aurez besoin : brushes, textures, tutoriaux, méthodes éclairées, formations Photoshop et j'en passe.
- DeviantArt est une source inépuisable d'inspiration, tant pour les cartes que pour le reste.
- La Guilde des Cartographes fournit elle aussi d'innombrables exemples, mais aussi des tutoriaux ciblés sur la réalisation de cartes.

Adoptez un outil :
- Un logiciel : Photoshop hautement recommandé par votre Gardienne préférée.
- Du matériel : soit un scanner si vous préférez dessiner à la main et vous contenter du minimum de retouches numériques, soit une tablette graphique.

L'essentiel de la méthode récapitulée rien que pour vous :
- Acceptez que ça prendra du temps.
- Comprenez que vous ne pouvez que vous améliorer : on ne régresse jamais dans l'apprentissage d'une compétence.
- Trouvez une source d'inspiration atteignable, imitez et faites mieux. Et quand ce sera devenu facile... recommencez content_05

Voilà, amical jeune collègue créateur de monde, tout ce que la cartographe que je suis pouvait te dire. Désormais, tu sais tout. Tu n'es peut-être pas content de moi. Tu n'as sûrement pas eu le courage de me lire. Tu n'as probablement pas tout compris. Ce n'est pas grave : tu y arriveras quand même... pour peu que tu essayes langue_06

Commentaires

Voronwe

Je suis aux anges avec ce billet !
Tu ne peux pas imaginer combien j'admire le travail que vous fournissez tous les deux amoureux_03. Loin d'être une source de jalousie, c'est un univers qui m'inspire et me rends simplement heureux.
Mais maintenant que je sais que ta tablette possède un écran, j'vais étudier la question et savoir si oui ou non je dois bouder dans mon coin langue_08.

post scriptum: première fois que je vois ce joli thème hivernal, merci !