L'armée les flottes marchande et de guerre du Pyrelos




La flotte marchande et la flotte de guerre


Vitrail de la Corporation des Careniers Pyreliens, par SLo.

e caractère insulaire du Pyrelos a conduit naturellement tout le pays, sous l'influence de ses premiers rois, à développer un système naval de grande envergure. Si l'on considère les démor comme précurseurs en matière de navigation pyrelienne, il convient de prendre conscience que la flotte du Pyrelos est sans âge. Considérant l'histoire de la marine pyrelienne, rappelons que le Pyrelos fut l'artisan essentiel des grandes campagnes de découverte et de cartographie d'Oneira au cours des premiers siècles de notre millénaire. De nouvelles expéditions dédiées à la découverte du monde sont encore organisées (dans le périmètre de Ruin'Shae, d'Eilindor, etc...).
La flotte du Pyrelos, tant marchande que militaire, est considérée à ce jour comme la plus importante d'Oneira. Ayant connu son apogée aux alentours de l'an 1000, force est de constater que la marine militaire pyrelienne est en déclin depuis. Moins nécessaire depuis 1021, la marine militaire a effectivement été réduite et partiellement reconvertie. L'on notera :
Une partie de la flotte militaire offerte à Illéranyne en 1021.
Une partie consacrée uniquement à l'entraînement des miliciens.
Une partie consacrée à l'escorte des navires commerciaux (pas seulement des bâtiments pyreliens, d'ailleurs ; rappelons l'existence du traité de Toute-Eau avec le Sarelos, etc... notons également que tout pays peut demander, moyennant finance, l'escorte d'un navire de la flotte militaire pyrelienne pour ses propres expéditions, l'exemple le plus flagrant étant la sécurisation des navires en partance pour l'Alakh'Sun passant par le large de l'Edanel).
Une partie, naturellement, reste au Pyrelos et se consacre à la protection des villes, des îles, des routes commerciales, etc... cette partie de la flotte s'est tout naturellement spécialisée dans la lutte contre les pirates, ces dernières années. Si les anciens navires de guerre restent en principe en vue des grandes cités du littoral, l'on a observé ces dernières années l'usage de plus en plus courant de petits navires rapides et efficaces pour la poursuite des pirates jusque dans leurs repaires.
La flotte marchande du Pyrelos, moins dispersée dans ses fonctions, compte à ce jour comme une des grandes puissances des mers oneiriennes. Le Pyrelos n'hésite pas à mettre son savoir faire au service de l'économie et commerce de manière courante avec les pays les plus éloignés. Ainsi l'Ar'Lumn, mais aussi l'Ar'Kalyven ou Per'Dellin, l'inaccessible Ar'Nok, ou même l'Ar'Anena, Hosaen et Hasean comptent parmi les partenaires économiques réguliers du Pyrelos. L'essentiel du trafic maritime se concentre néanmoins (et c'est bien naturel) sur les routes commerciales reliant le Pyrelos et l'Eranos, le Sarelos, le Mëgen et le Daëgen, Istia, et, tout naturellement, Illéranyne. Cette grande diversité permet au Pyrelos de tenir fermement son rôle de pays ouvert et tolérant, de pays riche, également, puisque peu de pays oneiriens peuvent se vanter de n'avoir aucun lien avec lui. L'on trouve, ainsi, au Pyrelos une gamme infinie de produits de toute provenance, attirant ainsi de nouveaux marchands, mais également des bardes, des alchimistes, et toute une population nouvelle et aisée entraînant encore plus fort ce mouvement.
La marine fluviale est, au Pyrelos, à l'avenant de sa grande sœur. La population du pays, naturellement concentrée sur le littoral et le long des grands fleuves et rivières (la Neldaly, la Py'Syrillia, l'Alaënn, la Kenday, l'Eserda, la Jaenada, ainsi que leurs affluents et confluents) favorise tout naturellement les échanges par voie navigable, même à l'intérieur du pays. L'on notera l'existence d'une flottille particulière aussi bien capable de naviguer le long des fleuves que de relier les différentes îles pyreliennes (voire l'Eranos et le Roban), favorisant ainsi les échanges et une certaine cohésion entre les différentes régions du pays. Tout naturellement, l'île de l'Oel'Dane se tient quelque peu en marge de ce mouvement.
Abordons, pour finir, la place des prêtres dans la marine pyrelienne. Faire appareiller un bâtiment (nous ne parlons plus ici de marine fluviale) qui ne compterait aucun prêtre de l'Eau ne vient plus à l'esprit d'aucun pyrelien depuis fort longtemps. En l'an 822 approximativement fut créé l'Ordre de Lennrü, ou Ordre des Kaneg-pyre, prêtres-alchimistes de l'Eau. Si peu de temples encore forment à cette spécificité, l'on en compte cependant un par grande ville pyrelienne (Pymarée, Sev'Evesar, Sev'Selm, Sev'Linar, Sev'Nerilla, Sev'Imme). Les prêtres-alchimistes de l'Eau (les kanege-pyre, plus couramment appelés les pyregekan) sont des prêtres possédant, naturellement, l'enseignement commun de tous les neven de l'Eau, se spécialisant dans certains sorts (manipulation des courants marins, écartement de la pluie, maîtrise des vagues, transformation de l'eau de mer en eau douce, attraction des poissons...) et dans certaines connaissances d'ordinaire propres aux alchimistes (observation des astres, lecture des cartes du ciel et des courants, cartographie, étude météorologique, etc...). Les pyregekan forment, ainsi, un rang de bien éloigné des longues tuniques et des litanies propres aux prêtres habituels. Indépendants de leurs temples, ils sont fréquemment capitaines ou second et sont, dans l'usage, en charge du règlement des litiges, de la répartition des rations, etc...

Extraits du "Dossier Pyrelos", Gwanys, Illéranyne.



L'armée et les garnisons du Pyrelos


'armée de métier est, au Pyrelos, en déclin depuis 1021 et l'instauration d'une paix durable par la signature de nombreux traités. Notons, avant toute chose, que si les effectifs ont été réduits, aucune garnison n'a été abandonnée. Il reste, au Pyrelos, sept garnisons principales, dont la plus importante est la ville-garnison de Livkos, près du Roban. L'armée pyrelienne est une armée légère et incisive, spécialisée et très bien entraînée.
L'armée de terre se réduit aujourd'hui aux garnisons et aux troupes attachées à la défense des villes. En charge elle-même de l'entretien des remparts et de toutes les fortifications, l'armée de terre est dédiée uniquement à la défense du pays et des cités. En effet, l'espace et la population étant réduits, au Pyrelos, le pays compte essentiellement sur ses capacités de défense nombreuses et variées (éducation et armement de la population formée par la milice et autorisée à conserver ses armes à la fin de la période de service, fractionnement du territoire en îles, remparts autour de toutes les villes, présence des prêtres, efficacité et nombre des démor...). Le Pyrelos n'ayant jamais eu de vocation expansionniste, l'armée de terre n'y a jamais été très importante. La signature des accords d'Illéranyne et le dernier conflit contre le Roban ont largement entamé en nombre l'armée de terre. Convertie en milice pour une partie, une autre est restée au Roban pour aider à la reconstruction du pays et à son relèvement économique. Les régiments restés au Roban, extrêmement bien intégrés et relativement appréciés, font, maintenant, figure de milice semi entretenue par la population locale.
En cas de conflit, le Pyrelos compte tout naturellement sur son imposante flotte militaire très qualifiée pour empêcher une invasion du pays.

Extraits du "Dossier Pyrelos", Gwanys, Illéranyne.