Les peuples magiques légendaires et disparus des terres d'Oneira




'histoire mouvementée d'Oneira a été ponctuée de nombreux désastres magiques, notamment à l'époque de la Guerre des Gardiens ou du Cataclysme de l'an 0, lesquels ont conduit à la disparition de certains de ses peuples magiques les plus anciens. La description de ceux-ci paraîtra ici. Cependant, nous y ajouterons également la description des peuples magiques dits "légendaires" dont l'existence est contestée en Oneira.



Les bregen


Répartition hommes/femmes : inconnue, probablement égale.
Durée de vie : inconnue, probablement supérieure à 300 ans.
Taille : inconnue, probablement proche de 11pe..
Poids : inconnu.
Cycle de vie : inconnu, probablement diurne.
Localisation : forêts d'arbres bleus.
Période : toute l'année.
Fête : eilë bomel.
Aujourd'hui, seuls la genèse de Délomaque et les plus anciens des contes et légendes oneiriens relatent l'existence des bregen. On pense leur apparition largement antérieure à celle des Clans, mais pourtant postérieure à l'apparition des petits peuples. Ainsi, il est dit dans la genèse que "Alors Délomaque se prit d'amitié pour les brumes de l'Est parmi lesquelles elle aimait à marcher, car là mieux qu'ailleurs elle pouvait évoquer les idées qu'elle avait eues en Onendï. Alors Lumana vit la nouvelle solitude de sa mère et elle vint dans les brumes de l'Est à son tour et elle vit que les plus petites des étoiles d'Eilanor s'étaient rassemblées et s'étaient fondues dans la brume qui était devenue d'argent, et elle trouva cela si beau que dans la Brume elle fit naître de nouveaux esprits afin qu'ils puissent converser avec Délomaque et apprendre les idées qu'elle avait eues en Onendï. Alors Délomaque vit l'œuvre de Lumana et appela les nouveaux esprits Bregen et elle les aima et elle demeura longtemps dans les Brumes pour converser avec eux et leur enseigner. Les Bregen écoutaient et apprenaient et peu à peu naquit dans leur cœur le sentiment d'appartenir à Délomaque et à Mëdlain et ils comprirent alors de grands secrets et virent pour la première fois la magie et ils commencèrent à l'utiliser (...). Alors Délomaque vit que les peuples et certains animaux étaient devenus intelligents et elle en fut heureuse, et elle regarda le monde et son nouvel équilibre et le nomma Oneïra".
Il semble que les bregen n'aient jamais vécu que dans les forêts bleues de l'Est oneirien. Ils semblent avoir été très liés à leur terre et à la magie d'Oneira, à la Brume et aux petits peuples dont ils étaient le trait d'union avec les humains de Mirë-Mean auxquels ils ont transmis une partie de leurs connaissances, ayant ainsi initié le culte de la Brume. Le récit de leur naissance dans la Genèse de Délomaque montre bien le lien extrêmement puissant ayant lié les bregen à la Brume dans les temps anciens. Leurs affinités avec cet élément reste citée en exemple encore aujourd'hui au sein du culte de la brume et demeure l'un des sujets privilégiés des prêtres-bardes du culte.
Sur l'histoire des bregen, on ne sait rien de plus, sinon qu'ils ont été décimés lors de la première guerre humaine aux alentours de l'an -8000. Cela dit, certains persistent à croire que les bregen vivent encore à l'ombre du Mur de Brume de Mirë-Mean, ou dans un monde de brume caché aux yeux des humains, ou encore sur Ë, le monde de brume le plus profond, mais il semble qu'ils aient été entièrement remplacés par les Êtres de Brume que certains tiennent tout simplement pour les esprits des bregen disparus. Notons enfin que Erana, Gardienne de la Brume et des peuples magiques aurait été, selon les anciennes légendes, la fille d'un humain et d'une bregen.
Communément, les bregen sont fréquemment surnommés "les grandes fées" ou "le grand peuple de brume" et les quelques gravures montrant, semble-t-il, des bregen, sur les anciens autels du petit peuple les représentent sous des traits mi humains mi féeriques. L'apparence des bregen ne nous est bien entendu pas réellement connue, mais puisqu'il semble qu'ils aient pu se reproduire avec les humains, on les pense d'une taille relativement proche de ceux-ci. Ainsi, l'on peut lire dans le manuscrit très ancien intitulé Le Livre d'Argent les descriptions suivantes : "Silencieux, la marche et le regard légers, [les six bregen] s'arrêtèrent (...). Quatre [d'entre eux], souriants, s'avancèrent (...) et s'entretinrent avec [le prêtre] quelques minutes, au terme desquelles ils rejoignirent [leurs compagnons], et partirent comme ils étaient venus, environnés de Brume, et marchant de concert vers les bois" et "Comme tous les bregens, [elle] avait une taille humaine, un corps mince et souple, une peau claire et des cheveux foncés, et [elle] était capable de se fondre dans le bleu [des forêts de brume]". Toutefois, il semble peu crédible d'imaginer que le Livre d'argent ait été rédigé du temps des bregen, aussi ces descriptions ne sont-elles pas à prendre au pied de la lettre.
Aujourd'hui, Oneira ne se souvient plus guère des bregen, lesquels ont pourtant été les premiers à recueillir les enseignements de Délomaque et à faire usage de la magie. Pourtant, ils sont encore fréquemment mentionnés dans le pays de Mirë-Mean qui s'efforce de ne jamais oublier ce peuple qui a initié les premiers meanniens aux secrets de la Brume et qui a donné naissance à la Gardienne de cette région. Aujourd'hui, leur souvenir est plus vivant que jamais lors de la grande fête de la Reconnaissance, les jours d'eilë bomel, fête qu'ils ont créée afin de perpétuer l'alliance entre les fées et les humains.

Extrait de Les Etoiles oubliées, par Deünra'Elema.

Les êtres de Brume


Répartition hommes/femmes : H : 50%, F : 50%.
Durée de vie : inconnue.
Taille : 11pe..
Poids : inconnu, semble nul.
Cycle de vie : ne dorment pas.
Localisation : Mirë-Mean uniquement.
Période : toute l'année.
Fête : aucune.
Les êtres de Brume forment probablement le peuple le plus mystérieux d'Oneira. Il est impossible de déterminer avec certitude s'il est d'essence magique et même s'il existe réellement, fait que la plupart des oneiriens contestent. Toutefois, les croyances veulent que les êtres de Brume soient les esprits de l'ancien peuple bregen, disparu lors de la Guerre des Gardiens, qui auraient refusé de quitter les forêts bleues et ainsi de risquer la ruine de leurs efforts de conciliation entre humains et peuples magiques.
On ne trouve les êtres de Brume qu'en Mirë-Mean où les apercevoir dans la brume reste très courant, y compris le long du Senv-Lumë qui entoure le pays. Plus rarement, il peut arriver d'en voir hors de la Brume, mais ils sont alors extrêmement pâles et immatériels.
D'une taille sensiblement identique à celle des humains, il est pourtant difficile de définir l'apparence des êtres de Brume avec précision car elle est changeante et "floue" au gré des mouvements de la brume. Ils sont insaisissables et sans consistance, d'un aspect translucide et, naturellement, brumeux. Il n'est pas réellement possible de dire qu'ils parlent (ils restent quoiqu'il en soit muets et souvent immobiles devant les étrangers), mais ils savent se faire comprendre et on leur attribue les mystérieux chants et chuchotements que l'on entend dans la Brume. Leurs mouvements sont vifs et lestes, ils apparaissent et disparaissent à leur gré dans les mondes de brume et évoluent avec une sorte d'insouciance et de mépris de la réalité "physique" des choses qui peut paraître déroutante.
Les êtres de Brume forment cependant un peuple bienveillant et de nombreuses légendes et récits racontent qu'ils aident les voyageurs égarés dans les mondes de brume à retrouver leur chemin.

Extrait des Chants des Peuples du vent, ouvrage collectif.