Description générale de l'Ar'Kahargal




Emblme du pays d'Ar'Kahargal.

'Ar'Kahargal, souvent surnommé "terre des Dieux", reste avant tout connu des oneiriens pour la splendeur de ses paysages, la rudesse de ses montagnes et la beauté de ses neiges éternelles.
Durement touché par la catastrophe de l'an 0, puisque la Bataille des Gardiens s'est déroulée non loin au Sud, l'Ar'Kahargal a perdu la totalité de son histoire ancienne et fut très long à se reconstruire dans les premiers temps de notre ère, et encore aujourd'hui il demeure sur son territoire un climat plus sauvage que dans le reste d'Oneira. Ainsi, il est l'un des derniers pays à avoir vu le jour après l'an 0 et il est encore agité de nombreux soubresauts menaçant régulièrement son unité, les seigneurs se disputant régulièrement la propriété de l'une ou l'autre ville ou région. On date ainsi le commencement de l'organisation de l'Ar'Kahargal moderne à 550 où les premiers chamans, venant essentiellement du Roban, d'une part, puis du lointain Arkfeld un peu plus tard, provoquèrent une modification profonde du mode de vie dans tout le pays. Plus tard, la fondation de l'actuelle capitale (une capitale contestée, cependant), l'actuelle Derkanos, entre 677 et 870, puis l'acquisition de son statut de capitale, en 912, pacifia sensiblement le pays, mais de nombreuses guerres civiles et autres événements malheureux déchirèrent pourtant encore le pays, même en dépit des accords commerciaux entre les différentes cités (on peut ainsi citer la Guerre des Monts de 925 à 932 qui, sans être particulièrement meurtrière, causa une réelle catastrophe économique, la Guerre de Fegor de 963 à 976 durant laquelle l'Edanel profita d'une guerre civile pour tenter une invasion de tout le territoire, la Guerre des Kahar, contre le Roban, de 994 à 1000).
Outre les tensions récurrentes avec le Roban, le retour progressif de la magie en Ar'Kahargal a également assuré au pays un ennemi puissant, l'Edanel, qui tente régulièrement d'élargir ses frontières du Nord et occasionne de nombreuses batailles. Ainsi, l'Ar'Kahargal peut se définir, entre autres, à travers son importante vocation militaire : les forts y sont nombreux, notamment le long des frontières et des côtes, et dessinent en partie le territoire. Toutefois, plusieurs cités ont cherché très tôt à s'affranchir du destin militaire du reste du pays : il s'agit des villes côtières de Dir'Arch, Sheloka et Kimora, lesquelles ont toutes obtenu leur indépendance et sont devenues de véritables capitales économiques, à la richesse prodigieuse, rayonnant sur toute la mer d'Oivan.
Si le territoire de l'Ar'Kahargal est émaillé de nombreuses cités importantes, véritables colosses de pierre paraissant inspirés par les constructions des Bâtisseurs, sa "campagne" est également relativement peuplée, vallées et montagnes étant jalonnées de nombreux petits villages. La plupart de ces villages passent leur temps à se quereller et à contester l'autorité des plus grandes cités, ainsi, les expéditions guerrières sont légion, non seulement à l'intérieur du pays mais aussi vers ses voisins : le Roban, l'Edanel (que les kahargiens prennent un plaisir tout particulier à narguer), mais aussi le plus lointain Ar'Thard. La liberté, l'indépendance et la fierté sont autant de notions clefs pour les habitants de l'Ar'Kahargal, au point qu'ils peuvent sembler au regard du reste d'Oneira particulièrement belliqueux, mais il est tout à fait possible de vivre en Ar'Kahargal tout en se tenant à l'écart des conflits, pour peut que l'on supporte la compagnie des chèvres et quelques regards moqueurs...

Extrait des Chroniques géographiques, par Gwanys, Illéranyne.