Minéraux des terres d'Oneira
Cristal de Musä Cristal de chebatan Kallum Kahreg | Kahrok Kahrsareg Kahrsed | Kahrune Pierre d'alun Pierre des Bregen Terre-sans-Fer |
Le cristal de Musä

Inépuisable et très facile à extraire, le cristal de Musä n'a qu'une valeur marchande très négligeable, toutefois, les oneiriens affectionnent particulièrement ces

Extrait de "Roches des Mille Contrées", par Lyr-Padol.
Le cristal de chebatan, ou pierre "loro"

C'est l'alchimiste Eg-Tormel qui, le premier, s'intéresse à ce cristal jusqu'alors ignoré et en découvre les propriétés en 776 alors qu'il pratique des expériences inédites sur la conductivité magique des minéraux. Il observe alors que tout événement intervenant sur un éclat de cristal se répercute par mimétisme sur d'autres morceaux issus d'une même fleur. Après soumission de ses études à plusieurs mages de l'université de Kalevine, l'un d'eux accepte de poursuivre avec lui cette étude, et découvre que le cristal de chebatan, sans être particulièrement chargé en magie, répond à certains mots de pouvoir ainsi qu'à de simples stimuli physiques. Ainsi, un éclat de cristal soumis à la chaleur d'une flamme verra ses "compagnons", autres éclats d'une même fleur, se réchauffer de manière presque identique. De même, le simple mot de pouvoir "lyeii" ("il brûle" en nalëln) causera le même effet.
Si Eg-Tormel a donné à ces cristaux leur nom de pierre "loro" (loro signifie "chaud" en oneirien") en référence à sa réactivité à la chaleur, son nom de cristal de chebatan est bien plus ancien. Signifiant littéralement "cristal de la compagnie", il semble indiquer que ses propriétés n'ont en réalité qu'été redécouvertes par Eg-Tormel et les mages d'Ar'Kalyven. En effet, une série de dix-huit cristaux montés en pendentifs sont supposément détenus sur l'île de Chebat au large de Mirë-Mean depuis des temps immémoriaux (sur ces données, comme sur tant d'autres en Mirë-Mean, la certitude n'est pas de mise). Il est possible que ce minéral tire son nom de l'île elle-même, mais aux yeux des historiens et sociologues, il semble nettement plus vraisemblable que les meanniens aient découvert avant l'an 0 les propriétés du cristal et s'en soient servi, par exemple pour transmettre des messages ou coordonner des événements.
Extrait du "Condensé d'Etudes alchimiques sur les Pierres et les Métaux", par Eg-Lavavië.
La kallum d'Ar'Lumn
La kallum, ou kahreilan est une pierre qu'on ne trouve qu'en Ar'Lumn. Même si elle est extraite dans les collines de tout le pays, on la trouvera plus spécifiquement dans celles de Kallünn où elle est plus abondante et de meilleure qualité. La kallum est l'une des pierres les plus connues en Oneira pour ses surprenantes propriétés. On explique son surnom de "pierre d'Eilanor" par un épisode de la Genèse de Délomaque, lorsque "Eilanor se pencha pour entendre son frère Sevelan", les lumniens ajoutent qu'il a posé, pour s'aider, une main sur les collines d'Ar'Lumn qui en sont restées changées à jamais. Ainsi, la kallum restitue sur une très longue durée la lumière du soleil à laquelle elle est exposée. On ignore l'exact procédé par lequel cette lumière est rendue, bien que de nombreux alchimistes se soient penchés sur la question (bien des hypothèses ont vu le jour : présent de Délomaque, souvenir des fées ou des dragons anciennement abondants dans la région, simple phosphorescence, propriété magique, etc...). Selon la qualité de la pierre, la lumière sera plus ou moins intense. Quelques morceaux, extrêmement rares (et dont on ignore, par ailleurs, s'ils sont réellement de la kallum ou bien s'ils sont des écailles d'Ancêtres dragons oubliés depuis longtemps, ainsi que l'avancent certains universitaires) sont d'une telle finesse et d'une telle transparence qu'ils brillent comme de petites étoiles. D'un grain fin, de couleur jaune, ou parfois ivoire ou encore rosée, la kallum est aisée à travailler et connaît de nombreuses applications. Du fait de sa nature particulièrement décorative, on l'utilise beaucoup dans le bâtiment : ses couleurs mêlées et sa luminescence particulière, même de nuit, ont donné à l'Ar'Lumn tout son caractère et l'ont fait surnommer "le pays où le soleil ne se couche jamais". Les sculpteurs lumniens l'apprécient également beaucoup, soit pour de grandes pièces (au centre d'une place, ou sur la façade d'un bâtiment), soit pour de plus petites représentations mises en contraste dans un lieu précis (par exemple un sanctuaire, ou au détour d'une ruelle où son apparition surprendra). La kallum peut également être réduite en une poudre très fine qui conservera parfaitement ses propriétés (la poussière de kallum a par ailleurs donné lieu à de nombreuses plaisanteries en Oneira : très envahissante, elle fait fréquemment dire que "même la paille des chevaux et l'eau des puits brillent en Ar'Lumn avec autant d'obstination que l'orgueil de ses rois"). On pourra ainsi l'utiliser de multiples façons : dans le travail des mosaïques, par exemple, ou encore, mêlée à un mortier fin, elle peut être utilisée pour remplir des formes gravées et dessine ainsi de splendides fresques lumineuses ou encore relève des textes sacrés gravés sur les pierres levées ou sur l'écorce des arbres à travers tout le pays. D'un point de vue plus utilitaire, on répand fréquemment en Ar'Lumn les restes du travail d'extraction de la kallum sur les routes, afin de mieux voyager la nuit. De même, les croisements sont souvent balisés grâce à des morceaux de kallum afin d'être mieux distingués.
Bien que la kallum soit très abondante en Ar'Lumn, le pays craint de venir à en manquer et se montre rétif à son exportation. Aucun bloc ne kallum n'est jamais perdu, et on utilise systématiquement les pierres des bâtiments ou des murs en ruine pour construire de nouveaux édifices. Ainsi, hors de l'Ar'Lumn, la pierre d'Eilanor n'est pas très courante, sinon dans les demeures les plus riches. Statuettes en kallum ou petits artefacts lumineux sont ainsi des cadeaux de choix offerts par le roi lumnien aux monarques voisins. Il convient pourtant de noter que l'île de Zana, consacrée au culte de la Lumière à Illéranyne est "à ce point couverte de kallum qu'on croirait, par temps d'orage comme de nuit, que le soleil y brille comme aux plus beaux jours d'asten", selon le chroniqueur Rethan dans ses Visions Insulaires.
Bien que la kallum soit très abondante en Ar'Lumn, le pays craint de venir à en manquer et se montre rétif à son exportation. Aucun bloc ne kallum n'est jamais perdu, et on utilise systématiquement les pierres des bâtiments ou des murs en ruine pour construire de nouveaux édifices. Ainsi, hors de l'Ar'Lumn, la pierre d'Eilanor n'est pas très courante, sinon dans les demeures les plus riches. Statuettes en kallum ou petits artefacts lumineux sont ainsi des cadeaux de choix offerts par le roi lumnien aux monarques voisins. Il convient pourtant de noter que l'île de Zana, consacrée au culte de la Lumière à Illéranyne est "à ce point couverte de kallum qu'on croirait, par temps d'orage comme de nuit, que le soleil y brille comme aux plus beaux jours d'asten", selon le chroniqueur Rethan dans ses Visions Insulaires.
Extrait de "Roches des Mille Contrées", par Lyr-Padol.
La kahreg d'Eranos

Extrait de "Roches des Mille Contrées", par Lyr-Padol.
Consulter aussi : propriétés magiques de la kahreg.
La kahrok noire de Thard

Les circonstances géologiques de la formation de la kahrok défient les connaissances des meilleurs alchimistes oneiriens : on ne la trouve qu'à l'intérieur des frontières de l'actuel Ar'Thard, et à des profondeurs abyssales dans lesquelles les hommes peinent à survivre et qu'on a jamais sondées que dans ce pays, grâce aux extraordinaires galeries de Muldö, l'une des merveilles de notre monde. En surface, la kahrok affleure partout, pave naturellement les sols, fonce la terre, dessine les collines, s'élève en falaises et, plus impressionnant que tout, s'érige en montinsules qui dominent le relief relativement neutre de l'Ar'Thard et que les générations passées ont façonnés en gigantesques temples troglodytiques dédiés au culte des Ténèbres.
Comme son nom l'indique, dérivé de l'oneirien kahr, pierre, et de nok, noir, la kahrok est uniformément noire. Selon sa qualité, elle peut être lisse, luisante, d'un noir abyssal, ou bien légèrement granuleuse et d'une couleur moins pure aux yeux de l'initié. A partir d'une certaine profondeur, pas moins de plusieurs dizaines de tailles, la kahrok se veine par endroits de cristaux étonnants, colorés (on en recense des blancs, des variations allant du rose, au mauve, au bleu, des jaunes orangés chatoyants), que les thardiens nomment eliadel, eliadye, eliaden-Muldö ou encore eliadel-Mulken, diverses variations auteur des notions de sang (elyaden, sang d'un être, et sa variation elyadel, sang d'un dieu) et de sacré (dye), qu'ils rattachent à deux figures emblématiques du folklore thardien, Muldö, le premier des dragons, qui aurait creusé dans le sol d'Ar'Thard ses innombrables et colossales galeries, et Mulken, le bienveillant dieu des Ténèbres. Dans les galeries de Muldö, les eliadel sont un éclairage naturel exploité par les hommes depuis toujours (rappelons que les Chevaliers d'Haame occupaient les souterrains de Muldö déjà à l'époque de la Guerre des Gardiens), car ils émettent une lumière constante et de bonne qualité. Cependant, les eliadel présentent la particularité de "mourir" lorsqu'ils sont extraits, ce qui rend leur exploitation impossible : un morceau de ce cristal, défait de sa gangue de kahrok et ramené à l'air de la surface s'éteindra en quelques heures et tombera en poussière en quelques jours.
Extrêmement solide, difficile à tailler mais résistante à toute attaque du temps, la kahrok est à l'origine des grandes réalisations architecturales que l'on connaît aux thardiens et qui ont traversé les millénaires pour nous parvenir pratiquement intactes. Il n'est, en Ar'Thard, de maison, de temple, de palais sans kahrok, ce pourquoi, sans doute, le pays semble si austère aux étrangers : du plus petit village à la plus majestueuse cité, le noir profond de la kahrok pave les rues et élève les murs sans autre ornement que sa seule noirceur et le travail des plus habiles sculpteurs qu'Oneira ait compté au long de son histoire.
Il est une autre propriété de la kahrok, outre sa durabilité, qui la fait choisir systématiquement par les architectes et les propriétaires : il s'agit de ses étonnantes capacités magiques. Il n'est dans le monde de matière plus résistante à la magie que la kahrok : les courants magiques se courbent à la présence du moindre grain, et ainsi la pierre forme le plus efficace des boucliers, mais pour qui parvient à enchanter la kahrok (ce qui n'est guère possible de nos jours que par l'usage d'une magie du culte des Ténèbres ou par l'utilisation de pictogrammes), l'enchantement durera autant que la pierre - autant dire éternellement. Ainsi, lorsqu'un thardien bâtit une maison pour sa famille, il y fait inclure une magie qui favorisera celle-ci à l'exclusion de toute autre : des enchantements sont disposés pour la santé, l'humeur, la sécurité de ses membres, ce pourquoi un thardien ne quittera que contraint par des circonstances extrêmes la maison que lui ont légué ses pères. Dans les temples, la kahrok contribue à l'équilibre magique, et par ses propriétés de résistance extrême, constitue le support idéal à la puissante magie des Principes d'Eshkor.
Il faut enfin mentionner au voyageur que, sans offense, sur les frontières et dans les ports, on exigera de lui d'abandonner sur place jusqu'au plus petit grain de kahrok qu'il voudrait emporter sans autorisation, ce pour ne point démunir l'Ar'Thard d'un patrimoine vital à sa survie et à celle du monde, les mages d'Oneira toute entière s'entendant pour affirmer que la présence de la kahrok thardienne a un tel effet sur les flux magiques que l'équilibre de tout Oneira pourrait être perturbé durablement par le déplacement même de la plus petite quantité de kahrok, si celle-ci participe à un enchantement d'ampleur.
Extrait de "Roches des Mille Contrées", par Lyr-Padol.
Note : Il sera porté à l'attention du lecteur que cet article fut rédigé antérieurement
à la récente scission de l'Ar'Thard en deux pays : Ar'Thard au sud et Ar'Boeren au nord.
Il est évident que lorsque l'auteur mentionne que la kahrok n'existe qu'en Ar'Thard,
le lecteur devra comprendre en Ar'Thard et en Ar'Boeren.
à la récente scission de l'Ar'Thard en deux pays : Ar'Thard au sud et Ar'Boeren au nord.
Il est évident que lorsque l'auteur mentionne que la kahrok n'existe qu'en Ar'Thard,
le lecteur devra comprendre en Ar'Thard et en Ar'Boeren.
La kahrsareg de Per'Dellin

Généralement belle et unie, rarement veinée ou altérée, la kahrsareg est aisée à extraire et agréable à travailler. D'un grain tendre, elle est essentiellement utilisée en construction, moins en sculpture car elle s'use vite sous les assauts du temps : le vent et la pluie, particulièrement sur la côte, finissent par poudrer la surface de la pierre d'une couche plus foncée, dans les gris-roses, et friable dont on viendra pourtant aisément à bout par un entretien soigneux. Il existe cependant une variété de kahrsareg, issue de la carrière d'�?olon près du lac du même nom, dont la texture convient aux délicats travaux artistiques.
Normalement teintée d'orange tendre, plus rarement d'un beau jaune doux, la kahrsareg est riche en pigments que l'on peut exploiter dans de nombreux domaines dont la teinture et la peinture. La kahrsareg, pilée, mêlée à de l'eau et de la paille, forme aussi un excellent torchis que les delliens utilisent depuis toujours pour leurs constructions (l'architecture dellienne des demeures ordinaires consiste en un rez-de-chaussée en belle pierre apparente, surmonté d'étages en colombages et torchis).
Extrait de Roches des Mille Contrées, par Lyr-Padol.
La kahrsed d'Ark'Kaena

Au Daafeld et en Ark'Kaena, la kahrsed affleure dans les steppes qu'elle parsème de taches claires, mais c'est essentiellement en Ark'Kaena que l'on observera la plupart des exemples de kahrsed travaillée (si l'on omet les trois capitales du Daafeld). Le grain imparfait de la kahrsed n'a pas empêché les sculpteurs de l'utiliser et la kahrsed fut et demeure la pierre privilégiée des kaenniens pour l'érection de leurs innombrables pierres levées et autres édifices antiques. Les légendes locales disent que Délomaque possédait un jeu de runes en kahrsed et qu'elle en éparpilla les pierres tandis qu'elle déambulait en Ark'Kaena, expliquant l'origine des pierres levées sculptées de symboles dont le sens nous échappe aujourd'hui presque complètement.
Si les peuples anciens qui bâtissaient et sculptaient cette pierre ont disparu depuis bien longtemps, il demeure autour de la kahrsed un petit mystère que n'aura pas manqué de relever tout voyageur qui aura planté son bâton de marche sur les chemins kaenniens : il s'agit bien entendu de la fantastique quantité de petits blocs, pas plus grands qu'une phalange, parsemés sur les chemins, dans le lit des rivières et dans les steppes mêmes, et que l'on trouve sculptés ou au moins ornés de symboles gravés, comme si dix millions de jeux de runes avaient été perdus, et non seulement celui de Délomaque. L'usage veut que le passant qui ramasse l'un de ces kaoni le dépose sur le premier cairn qu'il trouvera, et s'il prend le temps de faire halte pour une nuit, peut-être la chance lui sourira-t-elle.
Extrait de "Roches des Mille Contrées", par Lyr-Padol.
La kahrune du Pyrelos

La kahrune est très dense. Résistante au sel et à l'érosion, elle est toute indiquée pour les constructions en bord de mer dans les grandes villes du pays. Le grain de la kahrune varie en fonction de sa qualité. Ainsi, la kahrune des monts Manokin, moins fine, est principalement utilisée pour la construction. La kahrune de Caüne possède un grain est plus fin, sa couleur est d'un bleu plus intense et sa luminosité est supérieure. Parfois, elle est traversée de veines plus dures, qu'on appelle "eau de Caüne" (notons tout de même que de nombreuses veines se trouvent également dans la falaise sacrée de Pamesar, mais celles-ci, protégées par les prêtres, ne sont pas exploitées. Les morceaux extraits de ces veines sont translucides, voire transparents, parfaitement lisses au toucher, et ressemblent à une eau bleue figée par la magie. Le plus remarquable des morceaux de kahrune transparente est sans aucun doute possible celui, énorme, qui a servi à sculpter la statue du loup Coëdel, visible à Sanavë. Il existe également une différence de couleur entre les kahrune de Manokin et de Caüne (sans parler des veines d'eau, qui, elles, sont toujours d'un bleu azur intense). Ainsi, la première est plus sombre, gris-bleu, tandis que celle de Caüne peut être bleu pâle. Pour sa couleur autant que pour son grain, on utilise principalement la kahrune de Caüne pour la sculpture, bien que les démor, habitants de l'Oel'Dane, aiment utiliser les blocs les plus pâles pour la construction de leurs villages dont les façades ressemblent, à bien des égards, à d'incroyables sculptures.
Extrait de "Roches des Mille Contrées", par Lyr-Padol.
La pierre d'alun, ou pierre de lune

Cette pierre pousse par larges blocs, dont la structure se constitue par sections quadrangulaires (quand la pierre se fracture sous l'effet d'un impact, elle se découpe par blocs plus ou moins cubiques). D'un grain épais, elle propose une surface douce et lisse, propice à l'érosion, surtout à l'action de l'eau, d'une couleur oscillant du blanc le plus pur à un blanc gris, parfois blanc bleuté. On raconte, sans doute en raison de sa couleur, que les soirs de pleine lune, les rayons lunaires touchant les pierres d'alun acquièrent des facultés thérapeutiques puissantes, ce qui lui vaut son nom de pierre de lune, le mot alun étant sans doute dérivé de ces croyances populaires.
Belle, tendre, courante, elle est largement appréciée partout en Oneira pour ses très nombreuses facultés :
Dans le domaine textile, la pierre d'alun est largement utilisée pour le mordançage des tissus, opération durant laquelle est fixée la teinture sur les fibres.
Présente dans la vie quotidienne, elle est appréciée tout particulièrement dans les contrées où le rasage est courant, car un passage de pierre d'alun humidifié sur la peau après le rasoir calme la peau, nettoie et referme les pores, évitant les effets de poil incarné.
Prisée par les mères et surtout par leurs enfants, lors de la pousse des dents, sucer un éclat de pierre d'alun calme de manière absolument radicale les douleurs gingivales ; on la porte aussi à cet effet en collier ; en Ar'Mirë'Ys, on taille même des tétines en alun prévues spécialement à cet effet.
Pour ce qui est des enfants turbulents, une solution d'alun apposée sur les petites plaies et éraflures constitue un excellent coagulant, ce qui est aussi valable pour les pères de ces enfants, qui ne partent que rarement en voyage ou en guerre sans un morceau d'alun glissé dans la poche par une épouse inquiète.
Dans les zones où elle vraiment très courante et peut être extraite par larges blocs, on en polit de grandes plaques, permettant d'en faire des vitres relativement épaisses, donc assez isolantes, moins lumineuses que le verre transparent, mais bonne solution de remplacement du verre qui peut être coûteux, appréciée pour ses chatoiements glacées ; le grand poète Tol-Khan à d'ailleurs écrit à ce propos une ode, aujourd'hui passée à la postérité, décrivant les jeux de lumière entre les flammes d'un foyer, des vitres d'alun et l'extérieur enneigé d'une retraite keralienne qu'il rendit du même coup célèbre.
Durant les épidémies, les zones d'eau susceptibles d'être infectées sont traitées à l'alun, afin de rendre l'eau potable, puis placées dans des citernes pour les garder après traitement d'une nouvelle infection.
Enfin, usage mineur mais tout de même pratiqué, la pierre d'alun constitue un déodorant efficace, humidifiée et passée aux zones sensibles lors de la toilette...
Présente dans la vie quotidienne, elle est appréciée tout particulièrement dans les contrées où le rasage est courant, car un passage de pierre d'alun humidifié sur la peau après le rasoir calme la peau, nettoie et referme les pores, évitant les effets de poil incarné.
Prisée par les mères et surtout par leurs enfants, lors de la pousse des dents, sucer un éclat de pierre d'alun calme de manière absolument radicale les douleurs gingivales ; on la porte aussi à cet effet en collier ; en Ar'Mirë'Ys, on taille même des tétines en alun prévues spécialement à cet effet.
Pour ce qui est des enfants turbulents, une solution d'alun apposée sur les petites plaies et éraflures constitue un excellent coagulant, ce qui est aussi valable pour les pères de ces enfants, qui ne partent que rarement en voyage ou en guerre sans un morceau d'alun glissé dans la poche par une épouse inquiète.
Dans les zones où elle vraiment très courante et peut être extraite par larges blocs, on en polit de grandes plaques, permettant d'en faire des vitres relativement épaisses, donc assez isolantes, moins lumineuses que le verre transparent, mais bonne solution de remplacement du verre qui peut être coûteux, appréciée pour ses chatoiements glacées ; le grand poète Tol-Khan à d'ailleurs écrit à ce propos une ode, aujourd'hui passée à la postérité, décrivant les jeux de lumière entre les flammes d'un foyer, des vitres d'alun et l'extérieur enneigé d'une retraite keralienne qu'il rendit du même coup célèbre.
Durant les épidémies, les zones d'eau susceptibles d'être infectées sont traitées à l'alun, afin de rendre l'eau potable, puis placées dans des citernes pour les garder après traitement d'une nouvelle infection.
Enfin, usage mineur mais tout de même pratiqué, la pierre d'alun constitue un déodorant efficace, humidifiée et passée aux zones sensibles lors de la toilette...
La besace du quotidien, par Daed-Laun.
La pierre des bregen, törbeië ou lënntör

La pierre des bregen, que les meanniens connaissent davantage sous son nom ancien de törbeië qui évoque ses propriétés magiques (törbeië est un mot en langue de Nalëln, tör faisant référence à la pierre, beïe au temps qu'il fait), s'extrait par petits blocs dans la région de Lay'Une, et plus particulièrement, pour ses morceaux les plus purs, au niveau du Bras d'Iridis.
Dure, difficile à travailler, elle est d'un grain très fin qui se polit comme le marbre et reflète alors la lumière. Légèrement translucide, elle possède dans ses nuances une superbe profondeur. Plus précieuse, la pierre des bregen extraite par le lumüyn sur le Bras d'Iridis est aussi d'une finesse bien supérieure : opalescente, pratiquement transparente, elle se dote de reflets irisés de toute beauté et d'inclusions laiteuses semblables à des nuages. Plus délicate, cette pierre qu'on appelle lënntör (à nouveau en langue de Nalëln, lënntör signifie cette fois "pierre de brume", ou, plus subtilement, "pierre faite de brume") se fend fréquemment lorsqu'on la travaille, toute la difficulté résidant dans le fait que ses veines nuageuses plus fragiles varient tout au long du jour. C'est là toute la beauté de la pierre des bregen : törbeië et lënntör possèdent en effet la capacité unique de reproduire la couleur (et, pour la lënntör, la texture) de la brume meannienne : elles se dotent ainsi d'une couleur bleue, grise, mauve, blanche, parfois dorée, chatoient, brillent, s'opacifient ou s'éclaircissent, comme si chaque petit morceau de pierre des bregen n'était en réalité qu'une minuscule fenêtre sur le Mur de Brume. En possession d'un morceau de cette pierre, un meannien d'origine en apprend très long sur son pays par un simple coup d'½il : outre le temps qu'il fait, il peut déduire des données magiques et même des événements qui échapperont totalement aux étrangers. D'aucuns vont jusqu'à prétendre que les prêtres de la Brume sont à même de communiquer par l'intermédiaire de ces pierres ; une hypothèse qui n'a jamais été officiellement confirmée.
A cause de la difficulté d'extraction, de son caractère changeant et de la petitesse des blocs, de toute éternité la pierre des bregen n'a servi qu'à réaliser de minuscules ornements ou de très petits objets. Il existe cependant à cette règle une exception de taille puisque Tol'Bëlënn, la grande Tour de Brume, serait intégralement construite en pierre des bregen, et en lënntör pour son sommet, ce qui lui permettrait de se fondre dans la brume et d'y disparaître. Si cette assertion tient pratiquement de la légende, l'on peut cependant se permettre d'y prêter l'oreille, Tol'Bëlënn ayant été érigée par Délomaque en personne, à laquelle aucun miracle n'est étranger.
Extrait de Roches des Mille Contrées, par Lyr-Padol.
La terre-sans-fer
Le terme de terre-sans-fer, propre au peuple nain, ne désigne pas un matériau aux propriétés géologiques uniques mais toute matière minérale ne possédant aucune qualité exploitable pour le peuple nain. Il s'agit généralement d'un mélange de roche friable ou de gravats inutilisables, ou d'une terre impropre aux cultures souterraines et ne contenant ni cristaux, ni minéraux, ni métaux exploitables. Une terre-sans-fer peut l'être naturellement, ou être le résidu d'une exploitation.
La croyance populaire naine veut que le fer-de-sang soit extrait exclusivement de la terre-sans-fer. En réalité, le fer-de-sang est présent dans la quasi-totalité des roches oneiriennes, en quantité infinitésimale. C'est à Kaborik Bras-de-Fer que l'on doit cette découverte.
La croyance populaire naine veut que le fer-de-sang soit extrait exclusivement de la terre-sans-fer. En réalité, le fer-de-sang est présent dans la quasi-totalité des roches oneiriennes, en quantité infinitésimale. C'est à Kaborik Bras-de-Fer que l'on doit cette découverte.
Extrait de l'Encyclopédie Diffuse.