Les grands peuples magiques des terres d'Oneira




ouvent considérés comme les plus proches des humains, les grands peuples magiques d'Oneira se caractérisent, comme l'indique leur nom, par leur taille supérieure à quatre pennes. De part leur taille, les grands peuples magiques sont plus régulièrement amenés à commercer avec les humains ou les autres peuples non magiques dont ils partagent souvent les moeurs et qu'ils cherchent même à imiter (par exemple dans la construction d'habitat...).



Les farigan


Répartition hommes/femmes : H : 60%, F : 40%.
Durée de vie moyenne : 150 ans.
Taille : 5pe..
Poids : 17 à 20dk..
Cycle de vie : essentiellement diurne.
Localisation : partout.
Période : toute l'année.
Fête des farigan : mavë aenvë.
Les farigan sont l'un des petits peuples les mieux connus pas les oneiriens, en ce qu'on en croise fréquemment dans presque toutes les régions et tous les environnements d'Oneira. Mesurant environ 5 pennes pour un poids on ne peut plus raisonnable de 17 à 20 dakal, les farigan jouissent d'une confortable longévité, puisque leur moyenne d'âge court jusqu'à 150 ans. Leur morphologie se caractérise par des formes rondes, dont celle du crâne ou du nez. Les représentants masculins arborent fréquemment une barbe ronde et fournie. Les farigan appportent un soin tout particulier au choix de leurs vêtements, mais plus particulièrement encore à celui de leur chapeau, rarement quitté et souvent imposant (on notera de leur part un intérêt tout particulier pour les tricornes qu'ils trouvent follement amusants et sont probablement les seuls à porter en Oneira). La couleur de leurs vêtements est généralement passe-partout (et souvent poussiéreuse…), afin de faciliter l'observation de tous les milieux, mais il convient de noter que la notion fariganesque du "passe partout" coïncide rarement avec celle des humains. On prétendra fréquemment pouvoir repérer un farigan au bruit qu'il produit en marchant, ses poches débordant de menus objets, du couteau à l'encrier, en passant par des grelots, des fruits secs et des cages à grillons.
Il sera souvent considéré que la vie des farigan est comparable à celle des humains ou à celle des badilim, en ce qu'ils en partagent certains usages, notamment leur cycle de vie diurne et leurs habitudes culinaires. Les demeures fariganes sont généralement partiellement souterraines, reliant plusieurs troncs d'arbres, pierres, talus ou constructions biscornues formant autant d'entrées ou de sources lumineuses propres à éclairer un intérieur souvent tentaculaire et désordonné, encombré de toutes sortes d'objets que les farigan adorent collectionner (vieux livres, inventions humaines, papiers couverts d'annotations, petits ouvrages d'artisanat, feuilles d'arbre, pierres, noix, bocaux…). La magie fait partie intégrante du quotidien du farigan, mais ne se montre pas spectaculaire pour autant. Il semble simplement que chaque objet touché par un farigan fonctionne mieux ou acquiert une luminosité, presque un "charisme" qui le rendra attrayant. Globalement, on observera souvent que tout sourit aux farigan, sans pourtant qu'eux-mêmes en aient conscience d'aucune manière que ce soit.
En règle générale, les jeunes farigan naissent et grandissent en forêt et demeurent sédentaires jusqu'à leur trentième ou quarantième année, époque à laquelle, ayant achevé d'élever leurs enfants, ils choisissent souvent de devenir marchands ou colporteurs, faisant ainsi d'excellents intermédiaires entre les petits peuples, les badilim et les humains (on leur doit notamment la célébrité et la diffusion des liqueurs elfiques). Les farigan parcourent alors toutes les routes d'Oneira, juchés sur d'improbables engins débordant des marchandises les plus variées et tirés par les animaux les plus divers (renards, loups, chèvres…).
Peuple ouvert et amical, les farigan sont parfois considérés en Oneira comme les ambassadeurs du petit peuple auprès des humains, car ils n'éprouvent aucune peur à se mêler à eux. Curieux infatigables, festifs et extravagants, les farigan sont parmi les peuples les plus attachants et les plus proches des humains sur le plan social, aiment à se mêler de tout, et n'hésitent jamais à prendre des initiatives, aussi singulières soient-elles, pour obtenir une explication à l'une de leurs innombrables questions. Ainsi, il n'est pas rare que, une fois "en retraite", les farigan quittent les forêts ou abandonnent leur vie nomade pour s'installer dans les villes humaines afin de combler leur âme de collectionneurs et leur insatiable curiosité : ils prendront grand plaisir à observer l'agitation des cités et à tenter de la comprendre, n'hésitant pas à entrer en relation avec toute personne qui leur semblera amicale… Les farigan s'entendent par ailleurs extrêmement bien avec tous les peuples oneiriens, qu'ils soient humains, claniques ou magiques, mais le côté gourmand et bon vivant qui leur fait rarement manquer un banquet leur crée de particulières affinités avec le peuple badilim.

Extrait de Petits magiciens du quotidien, par Dollëlda.
A lire, le Journal du Farigan de Korieni Marienic
sur http://gazette.oneira.net

Les flûteuses


Répartition hommes/femmes : H : 0%, F : 100%.
Durée de vie moyenne : inconnue.
Taille : 1te..
Poids : inconnu.
Cycle de vie : NA.
Localisation : tout Oneira, sauf Edanel.
Période : toute l'année.
Fête des flûteuses : NA.
Les flûteuses sont, parmi les fées d'Oneira, parmi les plus grandes de toutes. Atteignant jusqu'à une taille, elles ont un air enfantin avec leur visage rond. Vêtues de robes courtes blanches ou d'un vert très pâle, elles se reconnaissent à la couronne de luvedis posée sur leurs cheveux le plus souvent bruns et relativement courts. Autre particularité remarquable des flûteuses : leurs yeux, dépourvus de blanc, ne sont qu'une immense pupille noire cerclée d'un iris d'un vert ambré très foncé, pratiquement noir.
Les flûteuses ne se montrent que dans des circonstances de deuil. Elles viennent accompagner toutes les peines des humains qui, ayant perdu un proche ou un ami, se sentent seuls, abandonnés, ou loin des leurs. Il serait cependant erroné de penser que les flûteuses ne s'intéressent qu'aux deuils d'humains : l'une d'entre elles pourra tout aussi bien se présenter pour la perte d'un animal de compagnie pour peu qu'il ait été aimé et que son départ cause une peine sincère. Les flûteuses, alors, n'interragissent pas directement avec les humains, en ce sens qu'elles ne leur parlent pas et n'acceptent pas réellement leur hospitalité. Elles se contentent d'errer à proximité des personnes ou des tombes, gardant un visage grave et pleurant parfois, mais leur simple présence suffit à apaiser tout sentiment de solitude.
Le nom des flûteuses leur vient du fait qu'elles portent, pendu à une fine chaîne passée à leur cou, un instrument de musique généralement en bronze, semblable à un sifflet ou à une très petite flûte sans trou, et pourvu d'un renflement sphérique dans sa partie supérieure, à laquelle pendent cinq petites clochettes rappelant les corolles des campanules. Tout être qui n'est pas une flûteuse ne peut tirer de cet instrument qu'un son unique et strident, mais elles en obtiennent bien au contraire une musique très douce évoquant toute la vie et tous les sentiments du défunt. Une telle musique sera jouée presque en permanence tant que la flûteuse reste à proximité, c'est à dire, tant que l'on a besoin d'elle (jusqu'à plusieurs années dans certains cas), de sa présence, de sa compassion, de son aide.
Enfin, il arrive que les flûteuses se rendent sur des tombes récentes afin d'y porter les pensées et l'affection de ceux qui aimaient le défunt mais sont trop loin pour venir s'y recueillir. Ces tombes, alors, se couvrent de luvedis à chaque saison, à l'image de tous les lieux et jardins arpentés par les flûteuses.

Extrait de Charmes et mystères des peuples magiques, par Ëse'Lena.

Les grands gnomes


Répartition hommes/femmes : H : 50%, F : 50%.
Durée de vie moyenne : 300 ans.
Taille : 4,5pe..
Cycle de vie : essentiellement diurne.
Localisation : toutes régions boisées.
Période : toute l'année.
Fête des gnomes : mavï vielor.
Aussi appelés "petits badilim", du fait de leur ressemblance lointaine, de leur caractère aimable et de leur distance par rapport à la magie du petit peuple, les gnomes mesurent 4,5 pennes environ (chapeau omis), et sont aisément reconnaissables à leur haut chapeau pointu, en feutre rouge, brun ou vert, assorti à leur pantalon. Ils portent toujours une chemise blanche ou beige, plus rarement bleue, et de petites bottes de cuir, et dès 30 ans une barbe fournie qui grisonne dès 80 ans. Les gnomes connaissent une extraordinaire longévité, puisque leur vie peut durer jusqu'à 300 ans (parfois 400, semble-t-il).
Les gnomes vivent dans de vastes habitations souterraines très élaborées dont ils creusent généralement l'entrée dans un tronc d'arbre. Plus rarement, on les trouvera installés sous un talus ou une pierre levée. Ils ne vivent guère qu'à proximité de forêts ou de bois, même clairsemés, et on n'en verra jamais dans les steppes ou les déserts.
Le gnome est avant tout l'ami des animaux, il parcourt les bois à la recherche de plantes médicinales (de toutes plantes, en vérité, puisque tout lui semble utile) qu'il rangera dans son chapeau avant de les entreposer dans les salles les mieux ventilées de son habitat. Lorsqu'un animal est blessé, le gnome lui vient en aide, apaise sa douleur, replace ses os, panse ses plaies. Ainsi le verra-t-on fréquemment aller à dos de biche, de loup ou de renard qu'il a précédemment soignés. Cette affection portée aux animaux influence directement le comportement alimentaire des gnomes qui ne consomment ni viandes ni poissons. Ainsi se nourrissent-ils essentiellement de graines, de fruits secs, de fruits frais, de légumes, de champignons, de racines, de miel. Les femmes gnomes excellent dans les arts culinaires et font d'excellents pains d'épices, confitures, etc… Notons que les gnomes consomment du lait (et ses dérivés tels la crème, le beurre, etc…) et parfois des œufs de petits oiseaux ou de poissons qu'ils prélèvent avec un soin calculé pour ne pas diminuer les naissances chez les espèces concernées.
Contrairement à la majorité des autres petits peuples, le gnome porte un très fort attachement aux notions de foyer et de famille. Il est probablement, parmi les petits peuples, celui dont le comportement social est le plus proche des humains ou, du moins, des badilim. S'il n'existe pas de villages à proprement parler, les gnomes maintiennent cependant de fortes relations avec leurs congénères plus ou moins proches. Ils s'organisent pour travailler plus facilement, notamment pour les travaux d'ampleur (récoltes, construction des maisons, travaux de scierie). Le gnome passe beaucoup de temps à travailler pour assurer la survie et le confort de son foyer (ainsi est-il tout à la fois potier, menuisier, forgeron, tisserand, souffleur de verre, sculpteur, etc… pour les besoins de sa famille).
Amicaux et sociables, les grands gnomes se laissent volontiers approcher par les autres petits peuples aussi bien que par les humains, et n'hésitent pas à apporter leur aide en cas de besoin. Cependant, ils n'aiment pas voir les étrangers s'approcher de leurs habitations et peuvent éventuellement devenir grognons ou revêches s'ils s'estiment menacés, surtout par les humains ou certains grands petits peuples (dont essentiellement les trolls qu'ils n'apprécient pas particulièrement).
Le gnome accorde une importance cruciale aux livres. Il consigne ses faits et gestes dans d'épais ouvrages, et en consulte sur tous les sujets possibles (l'achat de livres semble être la seule motivation pour un gnomes à s'éloigner de son bois ; c'est le cadeau qu'il faut lui offrir s'il vous vient en aide). Les livres, entreposés dans la bibliothèque, sont souvent trop nombreux pour cette seule pièce et remplaceront peu à peu le mobilier (lit, table, tabourets…) à mesure que le gnome vieillit et qu'il perd le courage de procéder à des réparations. Le gnome consacre une grande partie de son temps à travailler le bois et à inventer de curieuses machines (de la pipe sculptée au tourne-page, en passant par l'ôte-bottes automatique). On doit ainsi aux gnomes de très beaux présents de Cœur-Hiver.

Extrait de Petits magiciens du quotidien, par Dollëlda.

Les leïnan


Répartition hommes/femmes : H : 50%, F : 50%.
Durée de vie moyenne : 70 ans.
Taille : 6pe..
Poids : 13 à 17dk..
Cycle de vie : essentiellement diurne.
Localisation : toutes régions habitées.
Période : toute l'année.
Fête des leïnan : venvï neor.
Leïnan, par SLo.Si au premier abord les leïnan inspirent le recul par leur apparence parfois négligée, la magie qu'ils irradient et l'avidité pétillante de leur regard chassent très vite cette première impression. Ils mesurent généralement 6 penne pour un poids variant entre 13 et 17 dakal. L'on peut les croiser partout en Oneira, mais ils préfèrent le voisinage des humains et n'hésitent pas à se montrer en ville. Petits et souvent malingres, on les prend parfois pour des enfants, bien qu'un examen plus minutieux de leur visage laisse voir la vérité sur leur âge, quoique leur longévité ne soit pas très grande : à peine plus de 70 ans en moyenne.
Lorsqu'on observe un leïnan, on ne verra jamais rien que de très banal : ils marchent souvent courbés, parfois empêtrés dans leurs vêtements souvent amples et mal assortis, semblant récupérés un peu partout, mais qu'on détourne le regard une seconde et le leïnan peut avoir disparu, avoir franchi une grande distance, ou même avoir changé d'apparence, ou bien l'on peut trouver brusquement auprès de lui un sac ou quelque objet qui n'y était pas auparavant, etc… Parce que nul ne les a jamais vu faire, on ignore si les leïnan se téléportent ou se déplacent à une vitesse prodigieuse, mais le fait est qu'ils semblent avoir une avance sur le temps.
La principale caractéristique du leïnan et son unique centre d'intérêt demeure son amour du jeu. Les leïnan aiment jouer à tout : aux cartes, aux dés, aux runes, etc… Ils sont perpétuellement à la recherche d'un partenaire de jeu et ne vous laisseront que rarement en paix tant que vous n'acceptez pas de jouer une partie. De plus, les leïnan ne jouent pas que pour jouer : ils jouent leurs biens contre ceux de leur partenaire. De mémoire d'humain, aucun leïnan n'a jamais perdu une partie : ils laissent donc sur le bord des chemins ou au milieu des villes des humains moins vêtus et à la bourse plus légère (ainsi, l'on dira d'une personne dont la mise est particulièrement modeste qu'elle "semble avoir joué avec un leïnan"). Cependant, bien que le leïnan gagne toujours et disparaît vite avec son butin, le perdant retrouvera toujours tout ce qu'il a perdu quelques jours plus tard, devant sa maison, ou sur le bord d'un chemin, etc… Parfois, il trouve également un objet précieux qu'il ne possédait pas initialement (de petits bijoux, un couteau de belle facture, etc…), ou découvre de nouvelles vertus aux objets retrouvés (un couteau qui ne s'émousse plus, une outre toujours pleine, des chaussures qui ne s'usent plus, un manteau devenu imperméable…).

Extrait de Petits magiciens du quotidien, par Dollëlda.

Les lenagan


Répartition hommes/femmes : H : 50%, F : 50%.
Durée de vie moyenne : 130 ans.
Taille : 75cm.
Poids : 20 à 25kg.
Cycle de vie : essentiellement diurne.
Localisation : Nord-Est.
Période : toute l'année.
Fête des lenagan : mavä asten.
Petit peuple courant au Nord-Est d'Oneira, essentiellement dans les bois d'Ar'Mirë'Ys, de Per'Dellin et de la moitié Ouest de l'Ar'Kalyven, les lenagan sont d'évidents cousins des petits peuples claniques du Mirëli comme en témoignent les traits animaux de leurs visages et leurs oreilles pointues terminées par des toupets poilus dont ils tirent une grande fierté. Bien que leurs traits rappellent ceux des chats, les lenagan sont pourtant davantage proches des humains que leurs parents du Sud : à l'image des gnomes ou des farigans, ils empruntent à notre peuple de nombreuses habitudes et façons, telles la fabrication d'habitats, la vie familiale, la conception et l'usage d'outils, la réflexion à moyen et long terme, etc.
Surnommés "petits charmeurs", ou chanalinen (de chanalen, charmeur, et inei, petit), les lenagan font preuve d'une amitié particulière à l'égard de toutes les créatures animales, qu'elles soient ou non d'essence magique. Ainsi, l'habitat d'un lenagan sera l'étonnant lieu de rencontre de hérissons visitant la table, de taupes cachées sous le lit, de souris gravissant les bibliothèques et de furets lovés sur les oreillers. Curieusement, toutes ces espèces cohabitent sans peine, qu'elles soient proies ou prédatrices. Dans l'environnement d'un lenagan, ces petits animaux témoignent d'une étonnante civilité et d'une grande curiosité : on les verra souvent accompagner le lenagan dans ses expéditions ou ses travaux.
Très variées, les demeures des lenagan se situent souvent à proximité d'une clairière ou d'un bassin d'eau. S'appuyant autour ou sur les arbres proches, elles présentent des parois en bois doublées de torchis, des toits en branchages ou en tuiles de bois. Alors que de nombreux peuples magiques les négligent, les lenagan s'autorisent les fenêtres : ravissantes mosaïques de verre clair et coloré glané ou troqué auprès des humains et qu'ils arrangent en vitraux évoquant, avec plus ou moins de talent, des motifs champêtres. L'ensemble de la maison sera organisé pour faciliter la vie des nombreux animaux l'utilisant comme refuge : trappes dans les murs, trous de souris aménagés, passerelles surélevées courant d'un meuble à l'autre contribuent à faire de l'intérieur d'un lenagan un lieu unique dont l'organisation ravirait jusqu'aux plus radicaux des prêtres du chaos. En été, le lenagan avide de lumière apprécie la vie en extérieur : il n'hésite alors pas à envahir les environs de sa maison et à y transposer l'ensemble de son mobilier : que les humains, dès lors, ne s'étonnent plus de croiser un confortable salon aux fauteuils occupés par les hérissons, ou une cuisine toute équipée (soupe mijotant comprise) au beau milieu de leur clairière favorite ! Qu'ils n'hésitent pas non plus à faire usage de ce qu'ils voudront : le lenagan adore recevoir de la visite.
Ouvert et amical, bavard et toujours enjoué, le lenagan maintient d'excellents rapports avec pratiquement tous les peuples : il pratique un troc fréquent avec les humains (miel aux herbes, confitures et huile d'abricot contre tissus et ustensiles) , échange ses recettes avec les badilim et s'acoquine avec les grands peuples magiques. De même, les lurigans leur vouent une certaine amitié, les lenagan leur laissant libre accès à leur garde-manger.

Extrait de Petits magiciens du quotidien, par Dollëlda.

Les lunaires


Lunaire, par Clémence. Répartition hommes/femmes : H : 50%, F : 50%.
Durée de vie moyenne : inconnue.
Taille : 1te..
Poids : inconnue.
Cycle de vie : essentiellement nocturne.
Localisation : Est et Nord d'Oneira.
Période : toute l'année.
Fête des lunaires : aucune.
Peuple mystérieux et peu répandu, les Lunaires sont essentiellement connus dans l'Est et le Nord d'Oneira. Assez grands pour un peuple magique, puisqu'ils mesurent jusqu'à une taille, ils n'en sont pas moins d'une grande discrétion, d'autant qu'on ne les apperçoit que la nuit, la plupart du temps dissimulés dans des recoins sombres, tapis, à l'affut. De mémoire d'homme, un Lunaire ne parle pas, il se contente d'observer et, manifestement, de compatir.
Les vieilles légendes oneiriennes avancent que les Lunaires étaient les fils du dieu Eilanor et que tous furent touchés au coeur par sa mort, ce qui explique leur regard triste et leur allure générale parfois négligée en dépit de la particulière luminescence de leur peau. Les Lunaires, ainsi, se sentent frères de toutes les tristesses, particulièrement des deuils dont ils sont les témoins privilégiés, auprès des humains et des autres peuples, lorsqu'ils se dissimulent dans l'ombre. Alors, ils utilisent la lumière de la Lune et son pouvoir pour aider ou apaiser, donnant parfois lieu à de réels petits miracles qui, parfois, parviennent à leur arracher un sourire.
Il arrive fréquemment qu'un Lunaire finisse par s'attacher à une personne ou une famille qu'il a aidée. Il la suit alors tout au long de sa vie, tentant de l'aider au mieux, mais il semble que ses capacités soient limitées et que son pouvoir diminue très vite, le rendant, au final, encore plus mélancolique.

Extrait de Charmes et mystères des peuples magiques, par Ëse'Lena.

Le peuple de brume, ou lumüyn


Répartition hommes/femmes : H : 50%, F : 50%.
Durée de vie moyenne : 80 ans.
Taille : 5,5 à 6,5pe..
Poids : 17 à 24dk..
Cycle de vie : essentiellement diurne.
Localisation : Mirë-Mean, plus rarement au Sud de l'Ini'Uyn.
Période : toute l'année.
Fête du peuple de brume : sevë sinar.
Le peuple de brume, anciennement appelé lumüyn, fut, plusieurs années après l'an 0, considéré comme le seul peuple magique ayant survécu à la catastrophe des Kahargal car il fut le premier à réapparaître après la fin de la guerre. Ainsi, on le nomme le plus souvent simplement "petit peuple", la confusion avec toute autre créature ayant été longtemps impossible. Bien que le peuple de brume ne vive qu'en Mirë-Mean où il se montre par ailleurs relativement discret, il est l'un des plus connus en Oneira car il figure dans de nombreuses légendes qu'il continue d'alimenter, la plus célèbre étant celle de la Guerre des Gardiens au sujet de laquelle les écrits racontent que "Ërana, que la magie n'avait pas quittée et qui avait seule conservé l'estime des peuples cachés, disparut dans la Brume aux yeux de tous. Son absence dura une pleine journée, et lorsque la Brume s'effaça pour son retour, rien ne put retenir la surprise des autres prêtres, car autour d'elle se tenaient des centaines de membres du Lumüyn à la mine redoutable, armés, le visage peint, et prêts au combat, qui firent savoir qu'Ërana était leur seul maître et qu'ils la serviraient éternellement". L'on sait que cette soudaine alliance modifia considérablement la donne lors de la guerre, et que le peuple de brume joua alors un rôle non négligeable. Aujourd'hui encore, le peuple de brume fait encore très fréquemment mention de cette époque et se prétend toujours au service d'Erana ce qui ne manque pas de contraster avec le caractère réputé fier et indépendant de ce peuple. Ainsi, le peuple de brume se montre très farouche et très réactif au Mur de Brume dont ils attribuent la puissance à la gardienne Erana. Il est par ailleurs excessivement rare de voir l'un des membres de ce peuple, y compris, semble-t-il, en Mirë-Mean où ils ne se montrent que de manière fugace, se fondant vivement dans les mondes de brume proches du nôtre afin de ne pas être inquiétés, au point qu'on leur attribue parfois le pouvoir de se rendre invisibles. Toutefois, il semble que le peuple de brume soit étroitement lié aux membres du culte de la Brume depuis l'avènement des Gardiens et qu'ils coopèrent avec les prêtres au nom d'Ë, de la Brume et, là encore, d'Erana.
L'apparence des membres du petit peuple de brume rappelle celle des elfes bien que leur corps soit moins gracile et qu'ils mesurent généralement entre 5,5 à 6,5 pennes. Leurs traits sont fins, leurs oreilles pointues et leur peau lisse et lumineuse, quoique légèrement bistre. Tous ont des yeux effilés très expressifs et changeants, d'une couleur bleu gris rappelant celle de la brume. Usuellement, les membres du peuple de brume aiment à porter des tatouages ou des peintures bleus sur le visage et les membres et ce sans qu'on en comprenne la signification profonde ni l'éventuelle utilité. Notons que les motifs choisis sont généralement davantage géométriques chez les hommes. Il n'existe manifestement pas de distinction des rôles des hommes et des femmes parmi ce peuple.
L'on mentionnera encore que la fête du peuple de brume fut la première des fêtes humaines célébrée en l'honneur d'un peuple magique. Son origine tient au rôle du peuple de brume dans la Guerre des Gardiens et son respect reste très vivace aujourd'hui, y compris dans les régions éloignées de Mirë-Mean, au point que le jour de sevë sinar est aujourd'hui devenu la fête de tous les peuples magiques d'Oneira.
Note : Il conviendra de se souvenir de ne pas confondre le peuple de brume et les êtres de brume.

Extrait de Charmes et mystères des peuples magiques, par Ëse'Lena.