Chants populaires et religieux d'Oneira




Version censurée
Introduction à la mandoline
Version non censurée
(la première est celle usitée par les bardes ;
voici l'originale par le poète nain Manil Tranchecorde)


Ma mie, ma douce, mon beau trésor
Je lance ces quelques vers jusqu'à votre cage d'or
Où vous fûtes enfermée par un triste coup du sort

Dressons le tableau : me voilà, votre héros
De la fatigue et des coups peu me chaut
Ce n'est rien face à ce qui attend votre bourreau

Bercé depuis toujours par votre funeste histoire
Vous qui goûtez en ce donjon un repos illusoire
Sous le joug tyrannique d'un cruel dragon noir

J'en fais le siège depuis maintenant quatre lunes
Pansant nuitamment mes plaies sous un abri de fortune
Traçant fébrilement pour vous ces quelques runes

Je m'imagine déjà votre présence, votre douceur
Ah ! si j'avais l'assurance que demain à cette heure
Je puisse à coup sûr vous serrer contre mon coeur

Enfin voilà potron-minet
C'est l'heure d'écrire mon plus haut fait
En vous rendant la liberté

Le combat fut âpre et long
Mais ce matin vit la chute du dragon
Et sonna l'heure de notre union

Je peux à présent poser mon heaume, ma hache
Epousseter ma barbe, lisser ma moustache
Après tous ces mois d'efforts sans relâche

J'ouvre la porte et vous dévoile
Un frisson me parcourt jusqu'à la moelle
Vous êtes plus brillantes que mille étoiles

Des joyaux, des diamants par milliers
D'or et d'argent vous étincelez
Je n'aurai jamais la force de tout emporter
Ma mie, ma douce, mon beau trésor
Quel dommage, un si beau tas d'or
Etre ainsi enfermé par un dur coup du sort

Dressons le tableau : me voilà, votre héros
La fatigue, les blessures, c'est bien beau
Ce n'est rien face à ce qui attend votre bourreau

Depuis tout petit je connais votre histoire
Emprisonnée loin là-bas dans une merde noire
Gardée par ce dragon dont je vais faire une passoire

J'en fais le siège depuis maintenant quatre lunes
Me saoulant tous les soirs à l'eau de vie de prune
En tuage de dragon j'ai vraiment des lacunes

Mais je garde espoir car au fond je sais
Qu'on va s'en payer une tranche quand enfin je vous aurai
Remplissant mes poches et ceignant mes poignets

Une fois de plus le jour se lève
Mettant fin a cette nuit de trêve
Où comme toujours vous hantez mes rêves

Le combat fut âpre et long
Mais ce matin vit la chute du dragon
Je l'ai égorgé comme un cochon

Pas le temps de poser ma hache
Ni même d'épousseter ma moustache
Je m'élance vers vous, j'suis pas un lâche

J'enfonce la porte et vous dévoile
Une richesse a m'en dresser le poil
A en faire pâlir les étoiles

De votre éclat je me saoule
Dans vos tas d'or je me roule
Je me sens devenir maboul


Chanson d'Amour, par Manil Tranchecorde



Il faut être petit pour pouvoir devenir grand
Et ceci mes amis est valable de tous temps
Et pour vous le prouver écoutez ce soir
Les faits d'Ermu-le-vif, voici son histoire
Bien fait de sa personne, barbu et mineur
Il n'en faut guère plus à un nain pour trouver le bonheur
Avec sa compagnie lors creusant un boyau
Ils perdent leur lanterne et ne trouvent de joyaux
Par les jurons des nains, forts dits et peu subtils
Est tiré de son sommeil le géant Erbenthil
"Que vous aventurez en ma demeure souterraine
Foin d'or et trésors, de ma colère souveraine
Vous payerez de votre sang, le tribut de vos peines"
La lutte s'engage quoique semblant bien vaine
Tandis que résonnent les râles des tués
Ermu sort son arme et se prépare à frapper
A grands renforts de bonds et de galipettes
Ermu tourmente le géant et s'accroche à sa tête
Il frappe comme un sourd du plus fort qu'il le peut
De ses coups ne s'échappent que d'étranges bruits boiteux
"Cruel coup du sort ! Ma lame est tombée
Qu'importe géant, je vais te massacrer !"
Et c'est armé d'un bâton et non plus d'une hache
Qu'Ermu abat le monstre tel le merlin une vache
Avec les survivants il s'en retourne en héros
Gagne moult récompenses, présents et lingots
Malgré toute sa fortune, au grand dam des forgerons
Plus jamais une lame n'ornera son bâton
De nos jours il est trop souvent oublié
Que force et ruse permettent plus que le meilleur acier.

Extrait du Lai d'Ermu, "Barbe et Bâton", texte anonyme.



Le Sou de Cuivre


Je marche seul, riant des gouttes.
Sereinement, quand d'autres, doutent,
Barde je suis, et c'est ma vie,
Barde je suis, jamais d'ennuis !

Un sous de cuivre, que je m'enivre !
Un sous d'argent, pour mon content !
Une pièce en or, tout un trésor !
Un diamant brut, je sors ma flûte !


Joyeux conteur ou triste joueur,
J'ai vu le beau et le meilleur,
Festins de rois avec trois noix,
Repas de dieux avec trois voeux !

Un sous de cuivre, que je m'enivre !
Un sous d'argent, pour mon content !
Une pièce en or, tout un trésor !
Un diamant brut, je sors ma flûte !


Piètre charmeur sans tales en poche,
D'un trait subtil, je décroche,
Ni charité ni fausse pitié,
J'offre la joie, et l'amitié.

Un sous de cuivre, que je m'enivre !
Un sous d'argent, pour mon content !
Une pièce en or, tout un trésor !
Un diamant brut, je sors ma flûte !


Un sous de cuivre, que je m'enivre !
Un sous d'argent, je suis content !
Une pièce en or, quel beau trésor !
Un diamant brut, j'ressors ma flûte !


Chanson à boire, anonyme.



Chant de bienvenue


Se lève le soleil, sur les terres d'Oneira ;
S'éveille l'imagination, devant toi.
Une magie, dans ton coeur, par Oneira se lève.
Venant des sables fins et allant sur les hautes montagnes.
Se lève le soleil, sur les terres d'Oneira ;
Se lève tout un monde, et te dit Bienvenue.
Salutation voyageur.
Îe'efeane-în el'Eilan maeven-Oneira-our ;
Îlae'evise-îlan al'lenat û-mat.
Ul'ene îlue'efeane-îlun atta-û-an al'Oneira-ve.
Us'lenar'avel-tev i us'lay'envy-av.
Îe'efeane-în el'Eilan maeven-Oneira-our ;
Îlue'efeane-îlun maeven'lin i malteane-û mello.
Allam traeten.


Chant de bienvenue, texte anonyme en vieil oneirien



Kalev

Barde composant, par SLo.

Les étoiles sont mes yeux,
Le vent est mon oreille,
La nuit est mon costume,
Le Temps est mon esprit,
Ma détermination est ma Force,
Ma personnalité est mon pouvoir,
Le stoïcisme est mon corps,
La garde d'Oneira est ma loi
La liberté de prendre ou de rendre la vie est ma stratégie,
La loi de l'univers est mon seul trésor,
La promptitude d'esprit est mon talent,
L'esprit imperturbable est ma forteresse,
La connaissance de l'esprit sans pensée est mon épée.



Chant des Vierges de la Terre


Suivre la musique...
Songer....
Songer fort,
Et passer sans sentir sur sa peau
Les gouttes fraîches de cristal tombées du ciel...
Larmes de nos dieux.
Mystères de nos croyances...
J'ai attendu l'amour d'un homme.
Suivre la musique.
Chanter.
Chanter fort,
Et avancer sans prêter garde au vent sur ma nuque.
Vie de nos dieux.
Sagesse de notre foi.
J'ai espéré le rire d'un homme.
Toujours suivre la musique des gouttes de cristal de la harpe,
Du souffle du luth de la mère...
Toujours avancer, chanter, prier et songer.
Méditer.
Ô jeune âme, déçue du monde,
Ô jeune âme pleine d'espoir et de foi.
Jeune âme, n'attends pas l'amour d'un homme,
Ne cherche pas le sourire sur le visage que tu scrutes.
Jeune âme, chante seulement,
Songe et prie sous la voûte éternelle des arbres !
J'entends le cristal de nos larmes.
Vierges des temples nous sommes.
Vierges sacrées nous demeurons.
Point de vieillesse, nulle laideur...
Grâce et douceur des vierges de nos dieux.