Le peuple des Eloban




Généralités sur le peuple éloban


e peuple éloban est un très ancien peuple de marchands nomades, qui sillonnent les terres d'Oneira depuis des temps immémoriaux. Les Eloban vivent en petites communautés, dispersées un peu partout en Oneira. A l'origine, ces communautés sont itinérantes, et parcourent Oneira sous forme de convois. Ces convois sont composés de charrettes, tirées par des domufles, mais on compte de plus en plus de communautés élobannes sédentarisées, implantées dans de grandes villes oneiriennes, au dynamisme commercial desquelles les Eloban contribuent amplement.
Enthousiastes, travailleurs infatigables, n'épargnant jamais leur peine, toujours prêts à rendre service, les Eloban sont généralement bien acceptés et souvent très appréciés, partout en Oneira. Ils entretiennent de très bons rapports avec les divers peuples qu'ils côtoient, et se sont très bien intégrés au sein des villes où ils ont décidés de s'établir. Ils sont parfois mêmes devenus indispensables à la vie économique de certaines villes, voire de certains pays.
Les communautés élobannes ne sont jamais très importantes. Elles se limitent à quelques dizaines ou quelques centaines de membres, voire quelques milliers lorsqu'il s'agit de communautés sédentaires. C'est pourquoi les Eloban ont développé un solide "esprit de groupe", un "esprit de communauté" extrêmement fort. Un réseau de solidarité constant et particulièrement efficace lie les membres d'une même communauté ainsi que les communautés entre elles. Tout Eloban en difficulté ou dans le besoin trouvera immédiatement aide et soutien.
Les mariages se scellent généralement entre membres du peuple éloban, qu'ils appartiennent à la même communauté ou non. Mais les mariages mixtes (avec un non-Eloban) sont parfaitement tolérés.
Les Eloban sont particulièrement attachés à la notion d'intimité, et protégent jalousement tout ce qui appartient à leur vie privée. Mais ils sont aussi naturellement chaleureux, joviaux et débonnaires, accueillants et généreux. Ils aiment donc recevoir leurs amis et les personnes qu'ils estiment chez eux.

Organisation de la communauté


es hommes élobans assurent les négociations et les transactions commerciales, l'achat et la revente des marchandises. Ce sont eux qui entretiennent le plus de contacts avec des personnes n'appartenant pas à la communauté élobanne.
Les femmes élobannes sont des femmes très pudiques et très discrètes, mais aussi extrêmement fines et intelligentes. Elles laissent aux hommes le soin de s'occuper des clients, tandis qu'elles s'affairent dans l'arrière-boutique, gèrent les stocks, dressent les inventaires et tiennent les livres de comptes. Bien qu'elles ne participent pas, en général, aux échanges commerciaux, elles ont clairement leur mot à dire sur la question. Leurs époux n'oublient jamais de leur demander leur avis et n'hésitent pas à suivre les sages conseils qu'elles peuvent leur prodiguer. Les femmes ont également en charge l'éducation des enfants.
Chaque communauté possède une "école" rudimentaire, où un petit nombre de femmes volontaires rassemblent quotidiennement les enfants quelques heures par jours, pour leur enseigner la lecture et le calcul, la géographie, l'histoire. Les femmes assurent de plus l'enseignement cultuel, qui vient compléter l'enseignement scolaire. A douze ans, les jeunes garçons quittent la protection de l'univers maternel et sont pris en charge par leur père, qu'ils accompagneront désormais partout, et apprendront à assister dans leurs multiples tractations commerciales.
L'ensemble de la communauté élit un conseil (vote à main levée). Ce conseil se rassemble à chaque fois qu'une décision impliquant toute la communauté doit être prise, ainsi que pour juger et tenter de régler les litiges.

Généralités sur le culte et l'organisation du culte


e culte que pratiquent les Eloban est appelé Culte de Maeailasen (soit littéralement : "culte Universel de la Mère"), et se distingue de tous les autres cultes oneiriens ; car il n'est pas, comme la plupart d'entre eux, un culte polythéiste. En effet, les Eloban ne reconnaissent que l'existence de Délomaque, et rejettent toutes les autres divinités honorées en Oneira (y compris les divinités du quotidien, comme Kaena, Tani et Janit, Delinen…), qu'ils considèrent comme de simples diffractions, de simples avatars de cette figure divine première. Dans chaque communauté officie une ou plusieurs prêtresses (dans les plus grandes communautés, on en compte une pour cent personnes environ). On les appelle les Envy'Up (sous-entendu Kan-Envy'Up) : les Très Hautes (Prêtresses). Une Envy'Up travaille, et peut fonder une famille, comme les autres femmes de la communauté. Elle assure simplement, en plus de ses devoirs professionnels et familiaux, les offices religieux. C'est également vers elle que pourra se tourner toute personne ayant besoin de parler ou d'être guidée. Car bonne, patiente, et toujours à l'écoute, elle s'emploie à prodiguer conseils et réconfort. Cette prêtresse est donc bien entendu une personne très respectée, qui bénéficie d'une autorité accrue au sein de la communauté. Le huitième jour de chaque semaine (chômé), elle rassemble les membres de la communauté pour rendre grâce à Délomaque. Elle a également en charge les autres célébrations qui rythment la vie des Eloban (cérémonies de naissance, de mariage, cérémonies funèbres etc).
L'enseignement religieux est, comme on l'a déjà dit plus haut, assuré par les femmes.
Remarque : Pour les Eloban, la vie cultuelle est une affaire privée, et correspond à un choix intime, strictement personnel. C'est pourquoi en public, ils prennent soin de ne laisser apparaître aucun signe faisant référence à leur culte. Tous les signes relatifs au culte restent confinés dans les lieux de culte et à l'intérieur des maisons. Les Eloban refusent également tout prosélytisme. Ils ne cherchent en aucun cas à rallier de nouveaux adeptes et à propager le culte de Délomaque.

Extraits de l'Encyclopédie des peuples d'Oneira, par Ob-Keleänn.