Le sorline




a langue oneirienne peut s'écrire à l'aide de nombreux alphabets et modes différents. L'alphabet présenté ici, nommé "sorline", est utilisé en Oneira pour la rédaction de textes formels tels des textes sacrés ou des textes officiels.
Le sorline (littéralement "écriture de tous", un non-sens flagrant), a pour particularité de ne fixer aucune orthographe. S'apparentant à un alphabet phonétique, il est utilisé pour transcrire son par son le langage oneirien (ou plutôt pour donner une idée de la prononciation du mot). Ainsi n'écrira-t-on pas forcément un même mot de la même manière en Eranos et en Alakh'Sun, par exemple. De nombreux peuples et pays utilisent le sorline, et retranscrivent à travers lui leurs particularités de prononciation (essentiellement au niveau des accents).
Le sorline est principalement utilisé pour la rédaction des traités, la plupart des écrits des temples, mais aussi pour les textes sacrés inscrits sur les statues, pierres levées, etc...
Le sorline s'écrit par une succession de consonnes sur lesquelles sont placées les voyelles sous forme d'accents.
Pour télécharger la police du sorline : cliquez ici
Pour le tutorial en .pdf d'utilisation de la police : le tutorial du sorline (adobe acrobat reader est nécessaire, en cas de problèmes, contactez onirian@oneira.net).



Les consonnes


Note : Le premier symbole représente la lettre en majuscule, le second en minuscule. Les majuscules se forment uniquement à l'aide du caractère minuscule auquel on adjoint un symbole unique.

[b] B comme dans cheben
[k] C comme dans dreka, cae
[d] D comme dans mydo
[f] F comme dans falla
[g] G comme dans egin
[] J comme dans naji
[l] L comme dans delom
[m] M comme dans emat
[n] N comme dans enim
[p] P comme dans pyre
R comme dans syrda
[s] S comme dans iste
[t] T comme dans malten
[v] V comme dans bevat
[z] Z comme dans vizien
[] CH comme dans chebin



Les voyelles


Note : Les voyelles sont des accents placés sur les consonnes pour former des syllabes. En l'absence d'une consonne "porteuse" une lettre, qu'on appelle la "saenie" (la silencieuse) porte l'accent. Le premier symbole représente les voyelles sur la saenie majuscule, le second les voyelles sur la saenie minuscule. Le troisième ne montre que l'accent.

[a,] A comme dans anena
[e] É comme dans seve
[e] È comme dans iben
I comme dans lugir
[o,] O comme dans mello, nok
[] U comme dans usanet
[] AN comme dans roban
[] IN comme dans ?
[] ON comme dans ?
[u] OU comme dans ?



La ponctuation


Note : Nous avons vu ainsi comment s'écrivent les différents symboles du langage. Notons que le tiret (-) et l'apostrophe (') que nous présentons maintenant sont d'une grande importance. Je vous renvoie pour ceci à la grammaire oneirienne.

[.] Le point
[,]La virgule
[:]Le double-point
[;]Le point-virgule
[']L'apostrophe
[-]Le tiret
[!]Le point d'exclamation
[?]Le point d'interrogation


La formation de syllabes


Voyons maintenant comment s'emploient les accents pour la formation de syllabes dans un usage courant. Une voyelle se place toujours soit au dessus d'une consonne, soit au dessus d'un caractère "porteur" si aucune consonne ne la précède.
Si une consonne est suivie de deux voyelles (Oneira, laen...), les deux accents sont alors placés côte à côte (cf fig. 1 pour l'ordre de lecture). Si une consonne, plus rarement, est suivie de trois voyelles (daoa...), les deux premiers accents sont alors placés côte à côte, puis on ajoute le troisième au dessus d'eux (cf fig. 2 pour l'ordre de lecture).

Fig. 1. Fig. 2.

Voici quelques exemples de syllabes commencées par des consonnes :

Nu : nu : Véi : véi : Daoa : daoa :

Voyons maintenant le comportement des voyelles placées en début de mot, sur les "porteurs" :

Al : al : Eir : eir :



Exemples


Quelques exemples de mots :

Mallo :

Oneira :

Délomaque :

Lugiroban :


Quelques exemples de phrases :

Mallo ! Êla'arina al'one Kymara :

Ê el'tane ul'evoba-an Laiirna :

Ul'Oneira.
Kità ul'Oneira-sif kità îlu'chemete, kità ul'Oneira-fogi, kità ul'Oneira-mogi... Îlu'alepa'êla-sup. Ul'Oneira-omi ul'iste'lumeu. Êla'arin ul'iste'êla êla'deloe es'melylen es'eira es'marat es'matep'da. Îlu'irin-sog ul'ene'fugu'lugu'fayin ul'iste-ad... Ul'iste-inen kim ul'laïr-up.


Note : Ces exemples ont été transcrits selon l'accent des régions de l'Est d'Oneira.



Les chiffres


Note : Il existe deux manières traditionnelles d'inscrire les chiffres en oneirien. La première fait appel à un simple dérivé du sorline puisqu'elle utilise certaines consonnes auxquels on ajoute l'accent '' dit "cunam" (dérivé de "cupil-minam" : accent du nombre). Néanmoins, cette manière d'inscrire les nombres reste complexe et malaisée dans une utilisation courante. Ainsi le sorline a-t-il rapidement intégré les chiffres alchimiques (minam-ege). Dans la pratique, le sorline est utilisé pour les dates presque uniquement, alors que les chiffres alchimiques sont employés pour les données économiques, les calculs, etc...

En sorline
[0] Zéro
[1] Un
[2] Deux
[3] Trois
[4] Quatre
[5] Cinq
[6] Six
[7] Sept
[8] Huit
[9] Neuf
                
En minam-ege
[0] Zéro
[1] Un
[2] Deux
[3] Trois
[4] Quatre
[5] Cinq
[6] Six
[7] Sept
[8] Huit
[9] Neuf

Exemples :

Note : L'écriture des nombres en minam-ege obéit à certaines lois. Les chiffres devront être séparés par le caractère '', et seront précédés et suivis des caractères '' et ''

1042 en sorline : , et en minam-ege :

33,17 en sorline : , et en minam-ege :