Description générale de l'Ar'Kalyven




Emblme du pays d'Ar'Kalyven : Kaly rayonne au centre du cycle du Temps, veille par les trois cultes.

e grand pays du nord-est d'Oneira est celui que fonda Kaly, déesse du Temps, plusieurs milliers d'années avant l'An 0, probablement à l'époque de la guerre des Gardiens. On ne peut parler de l'Ar'Kalyven sans mentionner le culte du Temps, initié par Kaly, et ses trois courants, ceux du passé, du présent et du futur, qui gagnèrent en force et en nombre d'adeptes dès la mort de Kaly en l'An 0, puis se scindèrent définitivement aux alentours de l'an 300 pour créer les trois cultes modernes actuellement honorés dans le pays.
Si Kaly reste encore aujourd'hui la déesse la plus largement honorée en Ar'Kalyven, peu (sinon pas du tout) d'habitants du pays perpétuent le souvenir de ses véritables enseignement, et le pays lui-même finit par éclater en trois régions, le Dord-Kalymen, le Dord-Kalyleg et le Dord-Kalyav, qui, comme leurs noms l'indiquent, se consacrent respectivement aux cultes du passé, du présent et du futur. La distinction de culture entre les trois régions de l'Ar'Kalyven atteignit vite de telles proportions que le gouvernement n'y résista pas : trois capitales d'égale importance furent créées (Kaltera (les "Voiles de Kaly") pour la région de Dord-Kalymen, Kalenir (la "Pensée de Kaly") pour la région de Dord-Kalyleg, et Kalyran (la "Vision de Kaly") pour la région de Dord-Kalyav) et se partagent le pays, par ailleurs largement assez étendu pour supporter au mieux ce découpage.
Le relief de l'Ar'Kalyven est relativement tourmenté, notamment par la présence de l'imposant massif montagneux de Veenurol qui sépare le territoire du pays d'Aÿnat, par la chaîne de Derkilan qui le sépare du pays de Tor-Keralm, ou par le vieux massif de Taanan qui le sépare du pays de Per'Dellin. Ces imposants reliefs n'enclavent pourtant pas l'Ar'Kalyven dont les prêtres eurent à coeur de développer des voies de communication sûres, essentiellement vers le pays de Per'Dellin, partenaire économique incontournable depuis toujours, ainsi que vers la plaine de Dhara, en Ar'Mirë'Ys. Les trois grands fleuves parcourant le pays ont au fil des siècles creusé de jolies collines herbeuses et fleuries et de larges plaines où s'épanouissent à merveille les bois de conifères, et forment aujourd'hui trois grands deltas riches en herbe grasse, propice aux cultures et à l'élevage, permettant ainsi au pays une quasi complète autarcie en matière d'agriculture. Au fil du temps, l'Ar'Kalyven a également développé un important système maritime et fluvial facilitant les échanges dans le pays et permettant même, dans une certaine mesure, le commerce extérieur, vers les ports de Per'Dellin ou de l'Ark'Kaena (les routes maritimes étant extrêmement dangereuses au large d'Aÿnat ou dans la région du grand Mur Blanc de Senv'A'Kaena, les échanges plus lointains sont presque impossibles).
La répartition démographique de l'Ar'Kalyven est essentiellement fonction de son relief où l'on trouve encore d'immenses étendues sauvages où ne vivent que loups, ours et rapaces, très nombreux sur le territoire, tandis que l'essentiel de la population se concentre dans les grandes cités jalonnant le pays.
L'importance des cultes pour la population de l'Ar'Kalyven a poussé celle-ci à se spécialiser, formant ainsi une civilisation évoluée, très hiérarchisée et extrêmement organisée où l'art et la culture sont considérés comme essentiels.
A noter également une spécificité intéressante : tous les écrits religieux importants sont rédigés dans un langage connus des seuls initiés désignés par son altesse sacrée Rian'gen. On nomme ce langage le malten'dye-Kaly (le langage sacré de Kaly).

Extrait des Chroniques géographiques, par Gwanys, Illéranyne.
Le malten'dye-Kaly est un langage complètement développé.
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