Faune et flore du Pyrelos



La faune


Le pilirikua


Le pilirikua est un faucon des marais, que l'on ne trouve guère que dans les marais de Sëdaa, sur l'île d'Oel'Dane. Caractérisé par son plumage noir et brillant, agrémenté de reflets verts ou bleus et de quelques plumes plus claires sur le sommet du crâne, il est d'une taille relativement petite, puisqu'il excède rarement 2 bekal et demi à l'âge adulte. L'envergure du pilirikua est en moyenne de cinq pennes et demi. Mâles et femelles sont rigoureusement identiques, tant dans la taille que l'apparence, et seuls les démor et les chamans savent faire aisément la différence.
Grâce à sa vue excellente et à ses grandes capacités de vitesse, le pilirikua est un excellent chasseur, consommant essentiellement poisson et petits oiseaux.
Depuis de nombreux siècles, les démor prélèvent dans les nids un des deux œufs que pond annuellement la femelle, pour l'élever et en faire un partenaire de chasse et de pêche idéal capable, de plus, de porter rapidement des messages ou de petites charges sur de très longues distances. Outre ses capacités, c'est également l'extraordinaire longévité de cet animal qui en a fait l'ami privilégié des démor, puisqu'il peut vivre jusqu'à 130 ans en moyenne.

Extrait des Etudes de la faune pyrelienne, par An'Sileor.

Le loup roux du Pyrelos


Le loup roux est un charognard vivant dans les collines du Pyrelos. Très petit par rapport aux autres loups puisqu'il ne mesure qu'un peu plus de deux pennes au garrot, il rappelle le renard par la couleur rousse de son poil et la teinte noire de ses membres et de ses oreilles ainsi que par les proportions de son corps, mais sa tête et son comportement rappellent bien ceux du loup. C'est un animal aimant la compagnie de ses congénères ; les loups roux sont regroupés en meutes dont l'importance varie entre quinze et vingt membres menés par une femelle Loup roux du Pyrelos, par Imcy.dominante. Peu agressifs, les loups roux se laissent facilement approcher par les hommes mais attaquent s'ils se sentent en danger et défendent alors chèrement leur peau. C'est un animal joueur et aimant la compagnie des hommes (et de leur nourriture !) sans pour autant se laisser dompter, mais il n'est pas rare de croiser un rôdeur ou un barde accompagné d'un loup roux. La seule chose que ces loups détestent est l'eau, ils semblent atrocement souffrir à son contact, ce qui peut sembler singulier pour une espèce endémique au Pyrelos, et a donné naissance à de nombreuses légendes.

Extrait de Etude de la faune pyrelienne, par Eg-Neria.

Le lézard bleu de Pamesar


Les lézards bleus du Pyrelos sont uniques en Oneira. Inscrits depuis toujours sur le grand Livre des lysanune, consignant toutes les espèces animales et végétales qui, de couleur bleue, semblent attachées à l'esprit du Pyrelos, on ne les trouve plus, aujourd'hui, qu'autour de Pamesar, bien que de nombreux témoignages attestent que d'autres lézards bleus ont été aperçus ailleurs au Pyrelos, délivrant des visions ou des messages de la part des démor ou des dieux.
On trouve les lézards bleus sur les falaises ou les murs des maisons en hiver, dans le lac d'Inleda ou dans l'Eserda en été, probablement pour la ponte.
Le lézard bleu mesure de huit à quinze entailles de long, dont un tiers pour la queue, pèse en moyenne deux kal, et vit, pense-t-on, jusqu'à 130 ans. D'une couleur intense, proche de la couleur de la kahrune, ils portent, à partir de l'âge de onze ans, un losange plus clair sur le front, qui ne cessera de grandir, jusqu'à ce que le lézard soit entièrement éclairci. L'on dira, alors, qu'ils appartiennent à Délomaque et sont plus propices à susciter les visions. Ils possèdent trois paires de branchies, ce qui leur permet de vivre dans l'eau, bien qu'ils semblent préférer, pour une bonne partie de l'année, la vie à l'air libre, quel que soit le temps. Les lézards bleus se nourrissent de larves, de petits insectes, de vers. Ils se reproduisent à partir de l'âge de six semaines, et jusqu'à l'apparition du losange clair de leur front. Si leur reproduction dans un environnement sauvage, est relativement difficile (uniquement en été, en fonction de la population existante et de la nourriture), elle est extraordinairement rapide en captivité, puisqu'une femelle pond chaque semaine environ quarante œufs, contenant chacun une moyenne de neuf petits. De plus, il semblerait qu'il existe environ une femelle pour huit mâles, ce qui assure des élevages très efficaces.
Notons que, depuis quelques dizaines d'années, un vaste marché noir s'est installé autour de Pamesar, en dépit de l'interdiction du temple et de l'usage. Ce marché, destiné à l'origine à combler la demande des armuriers et des tavernes, doit également, depuis moins de dix ans, répondre à l'importante demande des tavernes étrangères de Pymarée, mais également des riches pymaréens, qui consomment les lézards bleus pour s'assurer richesse et clairvoyance en affaires. Notons que si les élevages sont possibles, sous certaines conditions, ailleurs qu'au Pyrelos, on n'a cependant jamais vu de lézards bleus survivre ou se reproduire à l'état sauvage à l'étranger ; sans doute cela tient-il à la différence des courants magiques dont semblent se nourrir en partie les lézards.
De nombreuses légendes entourent les lézards bleus. L'on dit que plus il est clair, plus il apporte de visions, et que lorsqu'il est âgé, il brille, ce qui le rend encore plus puissant. L'on prétend que les spécimens les plus vieux voyagent dans le Pyrelos pour apporter visions et messages aux pyreliens. Tous les temples de l'Eau du Pyrelos possèdent un petit élevage contrôlé de lézards bleus, chaque prêtre les utilisant pour la divination. Il est également considéré (à tort !) que consommer du lézard bleu augmente l'intelligence, guérit de toutes les maladies, augmente la clairvoyance, etc...

Extrait de Etude de la faune pyrelienne, par Eg-Neria.
Consulter aussi : propriétés magiques du lézard bleu.

Les tortues bleues d'Oinariny


Animal inscrit dans le Livre des lysanune, les tortues bleues du Pyrelos n'existent plus, aujourd'hui, à l'état sauvage. On n'en trouve plus qu'à Oinariny où elles sont élevées par les démor depuis, semble-t-il, l'An 0. On sait peu de choses sur elles, car la ville d'Oinariny n'accueille pas les humains, mais les témoignages attestent qu'elles peuvent atteindre 5 pennes de longueur, que leur carapace est très bombée et d'une couleur proche de celle des jeunes lézards bleus. Les tortues bleues brillent d'une faible lueur, même la nuit, et sont souvent accompagnées de minuscules fées bleues. Leurs pattes sont plates et palmées, adaptées tant à la vie terrestre qu'en eau douce ou en eau de mer, et sont recouvertes de minuscules petites écailles bleues qu'elles perdent en grand nombre, notamment en été. On estime leur durée de vie à 300 ans. Les tortues bleues sont nourries par les démor, et consomment algues et poissons.

Extrait de Etude de la faune pyrelienne, par Eg-Neria.
Consulter aussi : propriétés magiques des tortues bleues.

Le dragon de Turquoise


Les Dragons de Turquoise forment indubitablement la deuxième branche des descendants des Dragons de Perles avec les Dragons de Corail, dont ils sont cependant fort différents. A la différence de leurs cousins lointains, en effet, les Dragons de Turquoise ne sont en aucun cas aptes à la vie terrestre ou aérienne : tels de vulgaires poissons, ils meurent rapidement étouffés à l'air libre. Cette différenciation de deux espèces totalement différentes à partir d'une même souche offre le champ à d'amples spéculations : y avait-il parmi les Dragons de Perles des communautés plus aptes à la vie maritime, d'autres à la vie terrestre, aptitudes qui se seraient accentuées chez les Descendants ? Ou bien l'environnement aurait-il influencé l'évolution des Ancêtres ? Des facteurs extérieurs sont-ils intervenus ? A dire vrai, le processus selon lequel une espèce originelle a pu diverger en deux espèces totalement hétérogènes échappe encore à la compréhension.
Les Dragons de Turquoise font probablement partie des créatures marines les plus puissantes et les plus impressionnantes. Toutefois, il faut signaler qu'il n'existe pas de civilisation propre, comme cela était le cas des Dragons de Perles qui avaient bâti de véritables villes au fond des océans. Les Dragons de Turquoise en effet, et en cela ils ne sont guère différents de la plupart des autres races de Descendants, ne possèdent pas de conscience collective ; d'ailleurs il s'agit là d'une différence fondamentale entre les Ancêtres, qui vivaient regroupés dans des sortes de "nations" (même pour les races plus individualistes), ce qui n'impliquait pas forcément la concentration géographique (mais que l'on pense aux Dragons de Cristal : cette concentration existait), tandis que les Descendants sont rarement nombreux sur un même territoire, exception faite des descendants des Dragons d'Airain qui peuvent se regrouper à plusieurs dizaines d'individus.
Les Dragons de Turquoise vivent rarement à plus de trois, sauf bien entendu lorsqu'ils ont un enfant à élever - mais le nombre d'adulte n'excède jamais trois, pour ce que l'on en sait. Cet éparpillement explique aisément que les Dragons de Turquoise n'aient pas construit de villes à l'instar de leurs Ancêtres - certains vivent en revanche dans ces fantastiques ruines, les plus grandes cités abritant parfois plusieurs groupes de Dragons. On trouve ces Descendants généralement dans l'archipel du Pyrelos, et aux alentours, dans un rayon qui reste faible.
Peut-être en trouve-t-on ailleurs, mais leur existence n'a jamais été soupçonnée en ce cas, tant il est vrai que ces Dragons sont difficilement observables. En premier lieu, ils sont extrêmement rares, la population totale n'excédant pas, selon les spécialistes les plus optimistes, le millier d'individus. Ensuite, ils vivent isolés des autres créatures intelligentes et des autres races de Dragons ; ils n'entretiennent aucun contact avec les habitants du Pyrelos - ou alors, ces contacts sont secrets. Enfin, non seulement ils vivent sous l'eau, le plus souvent à des profondeurs importantes, mais de plus leurs écailles turquoise les rendent difficile à repérer, même lorsqu'ils affleurent à la surface.
Les difficultés des observateurs à mener à bien leur tâche expliquent que l'on en sache peu sur ces Dragons. On estime généralement qu'ils possèdent peu d'affinités pour la magie.

Article du doyen Aklë'Ektans,
paru dans la Revue Etude des Dragons, n°539, eilä melda 1041.



La flore


La feldem


Plante des marais de Sëdaa au Pyrelos, aussi appelée "sauge du démor". Elle pousse par touffes et présente de longues feuilles lancéolées, fermes et denses, d'un vert brillant, au bord légèrement ondulé, parfois striées de bleu, allant jusqu'à 17et.. Dépourvue de fleurs, la feldem possède un réseau de racines épais et très développé, couvrant de vastes zones.
On en consomme les feuilles de cent manières différentes (cataplasmes, pommades, tisanes, etc...) pour soigner toutes les maladies des démor. Toujours verte, on la récolte toute l'année, mais principalement au mois de lüwen pour la conserver. Complètement inefficace pour le soin des maladies humaines, elle soigne les démor pour, semble-t-il, toutes les maladies, et est également consommée toute l'année une fois cuite.

Extrait de Secrets et vertus des plantes pyreliennes, par Kan-Erean.

La renouée du Pyrelos


Plante très commune au Pyrelos, aux petites feuilles lancéolées foncées, aux fleurs minuscules de couleur bleue, et aux tiges noueuses et nombreuses bleu-vert. Fleurit du début de l'été jusqu'à la fin de l'automne (mavela à romel). On trouve la renouée du Pyrelos le long des chemins, dans les collines et les monts Manokin, et sur les rochers de kahrune, dans les milieux humides, en bord de mer comme à l'intérieur des terres. Robuste et dense, elle recouvre rapidement de vastes espaces et résiste sans mal aux piétinements.
L'on peut récolter la renouée du Pyrelos tout au long de sa floraison, mais plus efficacement au milieu de l'automne (aenvë).
L'on peut en consommer les feuilles tendres une fois cuites. Elle est utile en voyage car elle apaise la soif. Peut nourrir les bestiaux, particulièrement les cochons.
Très efficace contre les diarrhées, elle est un élément fondamental de la potion contre la maladie du sang-vert. Réputée pour favoriser la fécondité lorsqu'on la suspend par bouquet au dessus des lits ou dans les greniers.

Extrait de Secrets et vertus des plantes pyreliennes, par Kan-Erean.